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Tous ensemble pour gagner sur les salaires

N° 793 03/11/2022 Les chiffres publiés par l’INSEE confirment la dégradation de la situation économique avec une inflation qui atteint 6,2 % sur an. Dans ce contexte la revendication de l’indexation des salaires sur l’inflation se répand, les luttes font tâche d’huile,

avec des pourcentages importants de grévistes et souvent des victoires à mettre à l’actif du rapport de force. Macron cherche à dévier la colère sur le terrain du « dialogue social ». Laurent Berger de la CFDT s’est montré à plusieurs reprises prêt à s’entendre avec Macron sur la réforme des retraites, on l’a vu venir au secours du pouvoir face aux dernières grèves, il est décidé à négocier les différentes attaques du gouvernement.
Il n’y a rien à attendre des gestes que pourrait proposer le gouvernement dans les semaines à venir, à commencer par sa « conférence sur le partage de la valeur ». Alors que la colère est forte dans de nombreux secteurs du monde du travail. Les raisons de se mobiliser ne manquent pas. Le gouvernement veut nous faire accepter des attaques toujours plus violentes, il faut une riposte à la hauteur. Les luttes sociales peuvent les obliger à des reculs importants, à condition que les travailleurs et le peuple unis les imposent. En 1968, la France a connu une grève générale de plusieurs semaines, la plus massive de son histoire, avant de déboucher sur les accords de Grenelle: hausse du Smig (l'ancêtre du Smic) de 35,14%, le salaire minimum prendra en compte l'augmentation des prix et la hausse du salaire moyen. Les salaires dans le privé sont relevés en moyenne de 10%. (+12% dans l'habillement, +46% dans le bâtiment, +28% dans la chimie). Les accords de Grenelle aboutissent aussi à la formation professionnelle continue, à une reconnaissance du droit syndical en entreprise...
La fébrilité du gouvernement montre sa crainte d’une aggravation de la situation sociale dans les semaines à venir, elle se fait sentir. Le ministre de la santé devant la colère et la montée des luttes dans la santé a promis une enveloppe "de l'ordre de 400 millions d'euros" d'aides au lieu des 150 millions prévus pour les "services en tension de l'hôpital", notamment les urgences pédiatriques, dont des représentants se sont rendus à l'Elysée pour alerter sur leurs difficultés. Déjà mis à mal par une pénurie de soignants, ces services sont débordés par l'épidémie de bronchiolite précoce. "Ça reste des mesures d'urgence temporaires", a commenté le docteur Mélodie Aubart, neuropédiatre à l'hôpital Necker-Enfants malades de Paris sur franceinfo. Les soignants réclament "des mesures structurelles fortes et pérennes", a-t-elle ajouté.
Il y a urgence à imposer un véritable plan de bataille pour construire un « tous ensemble », seul moyen d’arracher l’augmentation générale des salaires et leur indexation sur l’inflation, les conditions de travail... Mobiliser toutes celles et ceux qui y ont intérêt le 10 novembre a l’appel de la CGT.
Les appels à débrayer et à faire grève, ce jour là, se multiplient, le mécontentement sur les salaires s’exprime dans nombre d’entreprises. Plusieurs syndicats de la RATP, la CGT, FO Pôle Traction et La Base, Solidaires, UNSA Pôle Ferré, réclament des salaires indexés sur l'inflation mais aussi plus de recrutements dans le secteur des transports. L'objectif est une "journée noire" pour que les cheminots fassent entendre leurs revendications : "0 métro, 0 RER".
C’est bien dans les luttes dans les entreprises et dans la rue et non pas à l’Assemblée que ça se joue, on peut le constater, le recours répété au 49.3 illustre la difficulté du gouvernement à dégager des majorités à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron presse les Républicains de s’allier à la majorité dans un discours clairement adressé à la droite. Ces derniers au Sénat viennent de durcir la proposition de loi de l’assurance chômage. La constitution anti-démocratique de 1958, préserve et protège les intérêts du capital et permet de mettre en œuvre la feuille de route du MEDEF.
Nous n’avons pas à payer la recherche du profit à tout prix, le PIB du pays n’a augmenté que de 0,2 % au troisième trimestre et les prévisions de l’institut tendent vers une croissance nulle pour le 4ème trimestre en raison d’une baisse de la consommation sur l’année. L’inflation poursuit sa hausse et se répercute en premier lieu sur les plus précaires puisque ce sont les prix des produits de première nécessité et de l’énergie qui augmentent le plus fortement. La revendication de la hausse des salaires et de leur indexation sur l’inflation s’impose sur le devant de la scène: 87 % de la population souhaite que les salaires soient indexés sur l’inflation. Les salariés de tous les secteurs ont des intérêts communs qu’il faut défendre ensemble ! La lutte de plus en plus large et déterminée, tous ensemble, est la seule voie et notre parti y est présent activement en menant la bataille politique contre le capitalisme et son pouvoir politique !

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