Gantry 5

 

N° 841 05/10/2023 L'inflation et tout particulièrement pour les produits alimentaires, l'énergie et les carburants, pèse lourd sur les salariés et les retraités qui ne peuvent y échapper et se retrouvent à faire des choix que l'on peut qualifier d'existentiels, ceux, par exemple, de se nourrir ou de payer le loyer quand ce n'est pas les deux à le fois. Ainsi, 14% de la population est aujourd'hui en situation de précarité. Tout le montre, si grâce aux luttes menées dans les entreprises, le patronat est parfois obligé de reculer sur les salaires, ces derniers sont loin de suivre l'inflation et sont en recul. En deux ans selon le cabinet Circana l'augmentation des prix de consommation courante est de 21,3%. La misère s'étend et jamais comme aujourd'hui les associations d'aide n'ont-elles été autant sollicitées, voire débordées par l'afflux des demandeurs. Cette réalité, point besoin de sondages pour la mesurer, elle est dans toutes les conversations où s'expriment un mécontentement et une inquiétude profondes.
Dans le même temps, le gouvernement, le patronat et leurs media s'emploient à brouiller les pistes, celles des profits en hausse et qui attisent l'inflation, celle d'un budget d'austérité pour 2024. Dans le même temps, est mise en avant la débrouille comme solution pour amortir les ravages de l'inflation sur les salaires.
S'agissant donc de salaires, prix et profits[1], car, comme l'a montré Karl Marx tout cela est lié, ils veulent nous faire avaler que le capitalisme n'est pour rien dans l'affaire. En fait, il est tout en ce que le moteur du système capitaliste : la recherche du taux de profit maximum impose de faire baisser, autant que possible, le prix de la force de travail achetée aux salariés par les patrons. Ainsi, les grands monopoles de l'énergie, de l'agroalimentaire, de l'armement partout dans le monde...profitant de la guerre que mènent les États capitalistes en Ukraine, se gavent sur le dos de ceux qui produisent les richesses : Les salariés!
Le constat étant fait que les salariés s'appauvrissent et ont du mal à boucler les fins de mois, l'analyse nous ayant conduit à pointer la responsabilité totale du système capitaliste, il reste une question vitale : Comment faire s'exprimer la colère et organiser la riposte !
Nous pouvons éliminer d'emblée l'idée d'appeler gouvernement et patronat à la raison ! Leur raison même d'existence c'est le pillage des ressources naturelles et de la force de travail des salariés qu'ils exploitent à leur profit. Ce n'est ni le dialogue social ni la conférence sociale voulue par Macron qui apporteront le moindre début de solution aux problèmes des salariés, des chômeurs, des retraités et de la jeunesse. La seule voie possible, c'est celle de la lutte des classes pour faire reculer le patronat et le pouvoir pour exiger tout de suite des augmentations des salaires et des pensions, mais cette voie n'est pas spontanée, elle s'organise en soutenant les luttes en cours et en les multipliant, elle s'organise en mettant sur pied un véritable plan de bataille interprofessionnel dont la puissance enracinée dans les luttes d'entreprises et locales doit mener à un affrontement puissant contre la politique du capital. Notre parti, ses militants ne ménagent pas et ne ménageront pas leurs efforts dans ce sens !

[1] K. Marx. Salaire, prix et profit, Éditions sociales/Messidor, Collection Essentiel, Paris, 1985.

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