Gantry 5

 

Il n’y a pas d’autre choix que la lutte

Sitôt les ordonnances contre le code du travail publiées, les multinationales se sont empressées de les utiliser pour supprimer des milliers d’emplois.
C’est le cas pour les nouvelles dispositions concernant « la rupture conventionnelle collective » que le Medef appelait de ses vœux.

Il s’agit de supprimer toutes les contraintes liées aux licenciements, notamment l’obligation de les justifier et ainsi en accélérer la procédure. En clair, les patrons peuvent licencier qui ils veulent, quand ils veulent, comme ils veulent.
Rappelons que la « rupture conventionnelle » individuelle s’est avérée être le plus vaste plan de suppressions d’emplois puisqu’elle a touché depuis sa création plus de 1 million de salariés, notamment dans l’industrie.
Elle était soumise à un contrôle administratif (Inspection du travail) afin d’éviter «les abus» et vérifier si les conditions économiques le justifiaient.
Aujourd’hui plus rien de tout cela, les patrons ont les mains entièrement libres, sauf à obtenir un accord majoritaire des syndicats d’entreprises.
Premières entreprises jeter leur dévolu sur cette nouvelle mesure à fabriquer du profit:

  • Pimkie qui veut supprimer 208 emplois et fermer 37 magasins en France. La CFDT de l’entreprise égale à elle-même signe l’accord sans s’émouvoir. FO et CGC ont refusé de signer mais sont d’accord pour réaliser un «accord de méthode» consistant à gérer les licenciements et les fermetures prévues. En clair, d’accord sur le fond mais pas sur la forme.

D’autres grands groupes sont sur le coup:

  • PSA veut supprimer 1300 emplois en 2018.

Tous les syndicats acceptent sans broncher, sauf la CGT, ce nouveau coup contre les travailleurs. La CFDT de l’entreprise déclare sans retenue « face à la concurrence, l’entreprise est bien obligée de se restructurer en fonction de ses besoins ». Décidément ce syndicat n’est préoccupé que par les « besoins de l’entreprise », beaucoup moins par les revendications des salariés qui paient un lourd tribut à la politique de PSA.
Faut-il rappeler que cette multinationale a supprimé 25000 emplois en cinq ans alors que le nombre de voitures produites est passé de 800000 à plus de 1 million et un objectif de 1,1 millions pour 2018. Qu’en 2017 le groupe a réalisé 2,159 milliards de bénéfices, que les actionnaires ont touché 431 millions d’euros de dividendes, que le groupe rachète ses propres actions pour un total qui pourrait atteindre 180 millions d’euros cette année, enfin, que PSA emploie actuellement 8000 intérimaires sur les 30000 travailleurs en production. Voilà ce que la CFDT défend avec acharnement.

  • Autre grand groupe : la Société Générale.

Le groupe bancaire veut fermer 300 agences et supprimer 900 postes en 2018, 2500 d’ici 2020.
Ne doutons pas que d’autres entreprises vont se porter candidates pour participer à la curée pour le profit permise par la casse du code du travail.
Il n’y a qu’un seul moyen pour s’opposer à ces mauvais coups, la lutte encore et toujours. Il s’agit de lutter tous les jours avec détermination et coordination. C’est de cette façon que les revendications seront satisfaites.
Mais la lutte politique consistant à prendre le pouvoir politique, économique et financier reste le but à atteindre pour stopper le capital et s’en débarrasser. C’est la seule perspective crédible construisons la ensemble.

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