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Enseignement supérieur : une orientation au service des multinationales

Depuis que Macron a annoncé que: «il faut en finir avec le mythe de l’université pour tous» les choses se sont précipités et aujourd'hui l'annonce de la loi d'Orientation et de Réussite des Étudiants (loi ORE) suscite de l'inquiétude dans les milieux scolaires et universitaires tant chez les étudiants que chez les personnels. Dans les résolutions et motions votées par des instances universitaires aussi bien que dans les déclarations syndicales émerge l'idée que cette loi et les procédures qu'elle entend mettre en place n'ont rien à voir avec une amélioration de l'accueil des étudiants bacheliers dans l'enseignement supérieur mais au contraire, tout à voir avec une sélection

aggravée à l'entrée dans les universités au travers du système nommé: «parcoursup». De plus l'absence de moyens budgétaires nouveaux dans un système universitaire et de recherche très largement sous doté fait craindre une nouvelle dégradation des conditions d'études et de travail des personnels. C'est pourquoi, nous soutenons les initiatives de lutte qui contestent l'orientation de la politique du gouvernement et en particulier contre la loi ORE.
Le 1er février, nous serons au côté des lycéens, étudiants et personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur qui sont appelés à manifester par la CGT, SUD, FO, UNEF, SGL et UNL contre la sélection et pour le retrait du projet de loi.
Les nouvelles mesures de sélection que prépare le gouvernement visent à rien de moins que d'adapter les formations aux nouvelles lois du marché du travail et de la formation professionnelle en rationalisant du point de vue du capital les qualités et quantités de travailleurs strictement nécessaires à la mise en mouvement du capital, ce qui n'exclut pas un volant important de jeunes sans la moindre qualification contraints d’accepter les boulots les plus mal rémunérés. Derrière l'apparence d'une amélioration des conditions d'accès à l'université se cachent des mesures d'ampleur visant à une plus grande sélection sociale et à une mise à disposition de travailleurs employables selon les critères du patronat capitaliste.
Les nouvelles universités qui voient le jour, sont conçues comme des entités de plus en plus autonomes avec des «universités d'élites» où se fera la recherche et des futurs «collèges universitaires» sans recherche délivrant des diplômes au rabais. Déjà, certains regroupements comme Paris Science et Lettres (PSL) qui regroupe, entre autre, des écoles d'ingénieurs et l’École Normale Supérieure (ENS) entendent devenir des «Grands Établissements» dérogatoires du statut commun et, comme l'université de «Paris Dauphine», pratiquer une sélection drastique y compris par l'argent en rendant les études payantes. Pour mettre en œuvre cette politique, il faut aussi s'attaquer aux personnels en liquidant leur statut de la fonction publique. Utilisation des contrats à durée déterminés, systèmes de primes qui différencient les salaires à qualification égale sont les armes de guerre utilisées pour détruire les statuts qui représentent un verrou important contre une autonomie accrue des universités, premier pas vers leur privatisation partielle ou totale.
La lutte contre la loi ORE et les orientations du gouvernement est bien la lutte pour un enseignement supérieur public au service des citoyens. C’est l’avenir de toute la jeunesse qui est en cause. Seule la lutte de plus en plus large et forte stoppera le projet de Macron avec le capital.

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