Gantry 5

 

N° 902 03/12/2024  L’article 49-3 a été déclenché sur le budget de la sécurité sociale, la motion de censure a fait tomber le gouvernement de Michel Barnier. La crise politique en France connaît ainsi une nouvelle accélération.
La droite, les macronistes et les média aux services du capital nous font croire que c’est une catastrophe.
*Aujourd’hui ce qui est tragique c’est que des centaines de milliers de salariés perdent leur emploi et sont au pied du mur avec les fermetures d’entreprises et les licenciements de masse. Des millions d’autres, dans le privé comme dans le public sont attaqués sur leur salaire, leurs droits leur dignité.
*Ce qui est dramatique ce sont 10 millions de pauvres 14,4 % de la population. 2,7 millions de Français en attente d'un logement 100 000 de plus en six mois. Plus de 300 000 personnes sans domicile fixe…
*Ce qui est alarmant, c’est l’état des hôpitaux et les coupes dans l’Éducation.
*Ce qui est inquiétant c’est la détérioration brutale de l’économie et tous promettent de réindustrialiser le pays alors que les annonces de fermetures d’entreprises et de licenciements pleuvent :
Michelin et ses deux milliards de profits prévoit de fermer deux usines et de mettre 1.200 salariés à la porte. Mulliez licencie 2.400 employés chez Auchan, 150 à Leroy Merlin et va empocher un milliard de dividendes de l’entreprise Decathlon. Arcelor Mittal, un mastodonte de la sidérurgie employant 15.000 salariés en France menace de fermer deux sites. De l’extrême droite à la "gauche" en passant par le centre et la droite, leur politique est au service de ces multinationales. Les dirigeants de LFI, du PS et du RN chacun à sa manière n’ont aucune intention de s’affronter avec le grand capital.
Avec ou sans chute du gouvernement, avec ou sans présidentielle anticipée, rien de fondamental ne changera pour les travailleurs, si nous ne nous attaquons pas aux véritables maîtres de la société que sont les multinationales telles que Michelin, Stellantis, Lactalis, Valeo, les banques… Ces capitalistes décident de tout et se servent dans les caisses de l’État en obtenant des exonérations et des subventions en tout genre privant de moyen l’hôpital, l’Éducation, les transports, le logement… et ordonnant les attaques contre les travailleurs et les services publics.
L’extrême-droite a montré son alignement avec l’orientation patronale du gouvernement, Jordan Bardella allant jusqu’à expliquer : « la France est un pays qui vit au-dessus de ses moyens, et qu’il n’y a pas d’argent magique. Les temps économiques sont durs, sont difficiles, il faut avoir le courage de le dire aux Français. »
Un gouvernement R.N se pliera, comme les autres, aux exigences du patronat et des marchés financiers, mènera une politique austéritaire, refusera d’augmenter les salaires et condamnera les services publics.
La "gauche" et La France Insoumise se contentent de demander la démission de Macron et une nouvelle élection présidentielle. Le PS multiplie les mains tendues au gouvernement pour proposer de réfléchir avec lui à une solution à la crise.
Seule la lutte des travailleurs et des classes populaires, la lutte de classes, peut permettre d’aller au-delà des combinaisons entre forces politiques qui veulent gouverner au service du patronat. Il faut rompre avec le dialogue social, la collaboration de classe et organiser un plan de lutte, articulant revendications sociales et perspective de changement de société.
L’urgence est de bâtir une riposte par en bas. Des travailleurs se sont lancés dans la lutte. Ils ont raison, et ils montrent la voie pour tous.  Les luttes se multiplient dans de nombreux secteurs : pilote de ligne, SNCF, Education Nationale, Michelin, Sanofi, Milee, Valéo, MA France, Europhane, ExxonMobil, Saunier Duval, Vencorex, les multinationales Airbus, Arcelor Mittal , Michelin, Stellantis, mais aussi Casino, AuchanGifi, Centrale de Cordemais, les hôpitaux…
Dans cette situation de casse sociale, d’instabilité économique, de politique d’austérité, ce n’est pas les négociations entre « partenaires sociaux », le « dialogue social » ou les débats parlementaires qui feront reculer le patronat et le gouvernement. La situation exige une stratégie de lutte au niveau national, un mouvement déterminé qui renoue avec un syndicalisme de lutte de classe. Faire converger les luttes à partir des entreprises, les amplifier c’est la seule voie pour imposer les revendications.
Une succession de journées d’actions est programmée, Le 3 décembre à l’appel des retraités contre la baisse des pensions ; le 4 décembre grève chez Auchan, le 5 mobilisation de la fonction publique et de l’Energie, les dockers appellent le 9 et le 10 décembre à la grève pour bénéficier au « droit de départ anticipé en retraite », le 11 grève des cheminots pour sauver le fret ferroviaire. La CGT appelle à faire du 12 décembre « un point de convergence des luttes ». Cela montre que les choses bougent, unissons maintenant tout cela dans un mouvement commun et déterminé.
C’est par la grève et dans la rue que notre avenir se décidera : pour nos revendications sociales, augmenter les salaires, abroger la réforme des retraites, la réforme de l’assurance chômage, défendre les services publics. C’est à ce prix que des avancées seront possibles. La lutte des classes afin de freiner et stopper le capital est le seul outil dont disposent les travailleurs pour y parvenir. La lutte doit être l’objectif urgent et essentiel de tous les travailleurs et de leurs organisations  en vue de satisfaire les revendications. 
Pour changer fondamentalement de politique, de société, mettre les moyens considérables de notre pays à la disposition du peuple et de la Nation, menons la lutte pour prendre les moyens économiques, financiers, le pouvoir politique. il faut mener la lutte politique pour le changement de société, pour la débarrasser du capitalisme c’est incontournable pour que les travailleurs prennent le pouvoir et dirige dans le sens de leurs intérêts, de ceux du peuple, de la nation et de la paix.
Notre brochure
brochure
 
Bulletin d'adhésion
bulletin d'adhésion
 
Affiche
affiche