N° 926 22/05/2025 Alors que le gouvernement recherche 40 milliards d’économies supplémentaires pour le budget 2026 afin de financer le déficit et la militarisation, François Bayrou avait préparé les esprits le 15 avril sur l’offensive dont il dévoilera les principales orientations « avant le 14 juillet » mais qui présagent des attaques massives contre les salariés. Pas une journée sans déclaration !
Le gouvernement dans le but de faire des économies réfléchit à « une année blanche » sans aucune augmentation concernant les prestations sociales de base, pas même pour suivre l’inflation officielle. Un signal clair envoyé également au patronat afin de bloquer les augmentations salariales.
Dimanche dernier dans Le Parisien, la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin remet sur la table la suppression de l’abattement fiscal de 10 % sur les revenus des retraités comme piste pour faire des économies en 2026.. La ministre reprend une revendication de longue date du MEDEF. Cette mesure augmenterait les impôts de 80 % des retraités*. Elle est approuvée par la secrétaire générale de la CFDT.
Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, confirme sur France info que la suppression des 10% d’abattement fiscal n’était «pas tabou».
« TVA sociale » : nouvelle piste du gouvernement et du MEDEF pour attaquer la Sécu.
Dans une note, le Haut-commissariat au plan prévient : il va falloir fournir un « effort historique » pour la hausse du budget des armées. Une augmentation était déjà prévue, jusqu’à 80 milliards d’euros en 2030. Mais il faudrait à présent viser plutôt les 100 ou 120 milliards !
Bayrou et son gouvernement font des propositions afin que l’on travaille plus pour payer la guerre et la dette.
ArcelorMittal (630 suppressions d’emplois), STMicroelectronics (1.000) et LVMH (1.200), maintenant Naf Naf
s’ajoutant aux 360 plans de licenciements et 200.000 à 300.000 emplois menacés dans le pays.
De l’argent il y en a pour le patronat : le gouvernement a accordé 300 millions d’aide à ArcelorMittal et s’est engagé à investir 850 millions dans la décarbonation de son site de Dunkerque. Pour STMicroelectronics, le cadeau est colossal, puisqu’en échange de la création de .000 emplois, le gouvernement lui a promis 2,9 milliards d’aides pour agrandir son usine de semi-conducteurs de Crolles, en Isère. Ce sont donc des centaines de millions d’euros et de milliards qui sont accordés à des groupes rapaces et profiteurs aux gigantesques profits.
Les dirigeants de "gauche" ont ressorti l’idée de la nationalisation. Nationaliser ArcelorMittal permettrait de sauver et les emplois et l’acier français, expliquent-ils. Promesse qui ne coûte pas grand-chose ! Lorsqu’il était au pouvoir, Hollande a laissé fermer les hauts fourneaux de Florange. Sous Mitterrand en 1983 après avoir nationalisé et modernisé la sidérurgie faite avec l’argent public, le gouvernement l’a re-privatisée et a licencié à tour de bras puis fermé les usines "non rentables" les ouvriers Normands et Lorrains en gardent un souvenir cuisant. Les nationalisations décidées conjointement par l’État et le grand patronat se font toujours dans le vif intérêt des actionnaires et contre celui des travailleurs. La propriété des moyens de production et d’échange doit revenir au peuple et être gérée pour la satisfaction des besoins sociaux. Pour changer de politique, il est impératif d’arracher aux capitalistes les moyens économiques, financiers, prendre le pouvoir politique. Nous exigeons l’expropriation, sans indemnisation et la mise sous contrôle des travailleurs des entreprises qui ferment et licencient!
Il est urgent de préparer la riposte contre la course à guerre et aux mesures austéritaires que le gouvernement veut mettre en place pour la financer.
La journée de mobilisation du 5 juin se tiendra le jour de l’examen d’une proposition de résolution des députés communistes visant à abroger la réforme, donnant lieu à un vote à la portée symbolique, lors de la «niche» parlementaire de leur groupe. Il faut cesser de leurrer les travailleurs. La réponse ne viendra ni du parlement, ni de Matignon encore moins de l’Élysée, ni en conclave ou autres hochets. Les "négociations" avec le patronat et le gouvernement ne servent qu’à casser la mobilisation et désarmer les travailleurs. Les organisations syndicales doivent absolument rompre d’urgence avec le dialogue social. L’heure n’est pas à la négociation, mais à la construction d’un programme offensif de mobilisation contre les licenciements, l’abrogation de la réforme des retraites, pour revendiquer les augmentations de salaires et s’opposer fermement à l’austérité, à la casse des services publics et de la sécu.
Pour faire reculer Macron et le capital il faut impérativement la lutte, tous ensemble face à l’austérité, aux suppressions d’emplois et à l’attaque contre nos droits. Combattre la casse sociale imposée par le gouvernement, c’est aussi refuser sa logique de guerre en se battant pour nos intérêts de classe contre le capitalisme qui nous exploite, contre son système. Il est absolument vital de lutter dans la perspective d’une autre société débarrassée de l’exploitation capitaliste et de mettre fin à ce système désastreux pour l’humanité afin de construire une société sans exploitation de l’Homme par l’Homme, une société de coopération, de solidarité, de paix entre les peuples, une société socialiste.
*Cet abattement, en vigueur depuis 1978 visait à neutraliser les réformes du calcul de l’impôt sur le revenu et à atténuer, en partie, la perte de revenu au passage à la retraite
*Cet abattement fiscal affecterait plus de 11 millions de retraités qui verraient leur taux d’imposition augmenter et plus de 500.000 retraités deviendraient imposables.




