Gantry 5

 

N° 961 22/01/2026  Macron et le gouvernement Lecornu s’apprêtent à faire passer par le 49.3 leur budget grâce au soutien du PS. Sous les compromis avec le PS, à l’image d’un iceberg, se cache une offensive austéritaire brutale. Exemple: 2 000 postes supplémentaires pour les élèves handicapés... mais: 4000 suppressions de postes d’enseignants et 3000 suppressions de postes d’assistants d’éducation (AED); réduction du salaire des 11 000 apprentis de la fonction publique, 60 000 personnes ne seront plus accompagnées dans des programmes d’insertion…
Les négociations avec le Parti Socialiste auraient permis d’atténuer l’ampleur des attaques envers les travailleurs et un budget faisant: « payer les grandes entreprises » selon les media. Il n’en est rien et l’austérité du budget 2026 s’annonce brutale.
 
Derrière les miettes et « concessions » : 20 milliards de coupes budgétaire
Les quelques miettes accordées au PS lui permettant de justifier sa non-censure ne sont rien à côté des coupes budgétaires annoncées : la hausse de la prime d’activité1 d’environ 50 euros pour 3 millions de ménages, le repas à 1 euro pour tous les étudiants (coûtera 90 millions). Des miettes si l’on considère les 270 milliards d’aides offerts aux entreprises chaque année.
L’objectif annoncé est de ramener le déficit public de 5,4% à 5,0%, une grande partie des économies va se faire sur les budgets des services publics. Lecornu a annoncé : « pour la première fois, les dépenses des ministères, en euros courants, seront inférieures à celles de l’année dernière » et le budget prévoit entre autre une offensive de 2,3 milliards d’euros contre le budget des collectivités locales…
La réalité c’est l‘offensive austéritaire prévoyant 20 milliards d’euros de coupes. Elle frappe l’ensemble du monde du travail en premier lieu les plus précaires. La complicité du PS, à travers la non-censure, permet au gouvernement d’imposer ce budget par le recours au 49.3. Cette orientation s’inscrit dans la continuité du budget de la Sécurité sociale, adopté grâce au PS et à l’abstention d’EELV et du PCF, qui prévoit près de 4 milliards d’euros de coupes dans l’hôpital public. Le budget 2026 reste une offensive brutale contre les travailleurs… Macron a annoncé à l'armée une augmentation du budget militaire de 36 milliards d’euros d'ici 2030. La course à la militarisation sera payée par les travailleurs et les classes populaires : Pas une vie, pas un sou pour leur guerre impérialiste !
 
Les entreprises de taille intermédiaire ont été exclues de la surtaxe !
Le budget 2026 prolonge les taxes déjà instaurées en 2025. il s’agit donc d’une continuation du budget Bayrou de 2025. La surtaxe sur les bénéfices des très grandes entreprises, environ 300, est reconduite, ce qui permettrait de rapporter environ 8 milliards d’euros selon le gouvernement rien au regard des 270 milliards d’aides offerts. L’allègement des charges est maintenu, cela va coûter 1,5 milliard à l’État. D’ailleurs, la CPME (Confédération des Petites et Moyennes Entreprises) a reconnu les efforts du gouvernement et admis que : « les TPE et PME ont globalement été protégées des hausses d’impôts, ce qui constitue un point positif et le fruit d’un dialogue engagé »
 
Parler de victoires ou d’avancées sociales est révoltant
Quand tous les budgets sont rabotés ! Les hôpitaux sont mis au régime sec, la même cure d’austérité concernant l’Éducation nationale, la recherche le logement social, l’emploi...
Comment joindre les deux bouts pour les trois millions de salariés payé autour du smic ? La moitié des salariés du privé gagne moins de 2 100 euros par mois. Lorsque le patrimoine des 500 familles les plus riches a doublé en moins de 10 ans : il atteint désormais 1 500 milliards d’euros. Dans le même temps, la misère n’a pas cessé de croître dans la masse de la population.
483 plans de suppressions d’emplois recensés et plus de 100 000 emplois menacés ou supprimés. Les défaillances d’entreprises sont au plus haut. Une étude publiée le 20 janvier montre que le nombre de défaillances en 2025 se rapproche de la barre de 70 000. Les entreprises de plus de 100 employés sont particulièrement touchées +18,6 %. Le Sénat a d’ailleurs publié en octobre un rapport alarmant sur la filière automobile en France. Cette industrie employant 350 000 salariés est en perte de vitesse depuis deux décennies. La production française en 2023 était inférieure à 40 % du niveau de 2019. En 2025, le secteur de la santé humaine et de l’action sociale a vu le nombre de défaillances bondir de 31,8 % sur l’année: en cause la contrainte budgétaire. Ce mouvement va continuer pour l’année 2026. L’enveloppe allouée à l’économie sociale et solidaire diminue de près de 50 %.
 
Le 21 mars à Paris(2)  notre Parti Révolutionnaire Communistes organise un débat sur ces questions de la réindustrialisation que nous qualifions : " d'un combat de classe vital pour le changement de société." Cette démarche vise à armer la classe des travailleurs dans son combat quotidien contre les fermetures d'entreprises et les licenciements. Elle vise en même temps à créer les conditions, dans la lutte, d'une élévation de la conscience de classe afin de combattre le capitalisme jusqu'à l'abattre et créer les conditions de l'émergence d'une société socialiste débarrassée de l'exploitation de l'Homme par l'Homme.
Ces reculs et ces menaces ne tombent pas du ciel. Ce sont les conséquences du système capitaliste. Tous les jours, Trump, Macron, Starmer, Merz, Mélonie…  nous en rappellent les règles de base : pas d’obstacle à l’accumulation des milliards entre les mains des monopoles industriels et financiers, pas de respect au sujet des hommes et de la planète, Pour prendre le dessus dans la concurrence, prendre des marchés, accéder aux matières premières, les capitalistes sont prêts à faire la guerre. Une autre règle régit le capitalisme : les travailleurs produisent tout. Sans eux, pas de création de richesses, pas de création de profits et de capital. La société peut et doit suivre une autre voie. Ils n’en n’ont jamais assez, ce 23 janvier à l’Assemblée une proposition de loi prévoit de modifier le Code du travail au sujet de l’emploi des salariés le 1er mai. Aujourd’hui, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs est le seul des onze jours fériés à être obligatoirement chômé. Et ce, depuis 1948. 1,5 million de salariés seraient concernés par cette extension du travail le 1er mai.
La grève et la mobilisation dans la rue sont les seuls moyens de construire un rapport de force capable de stopper le gouvernement, ses complices et le patronat dans leurs attaques. Les mobilisations révèlent la crainte qu’inspire au gouvernement une mobilisation large et radicale rassemblant travailleurs, jeunesse et des agriculteurs qui luttent pour leur survie. Le patronat et le gouvernement ne connaissent que le langage du rapport de force et de classe. Seule la paralysie de l'économie et de la société tout entière, dans la durée, les fera reculer et céder.
Dans ce processus de lutte se pose la question de la nécessité absolue de renverser la société capitaliste, son exploitation et ses guerres.
(1) Contrairement aux augmentations du Smic qui touchent l’ensemble des salariés se situant à ce niveau de salaires, la prime d’activité ne concerne pas tous les travailleurs : près de la moitié d’entre eux proches du Smic ne bénéficient pas de la prime d’activité en voici deux raisons :
*pour bénéficier de la prime d’activité, il faut en faire la demande !
*le mode de calcul de la prime d’activité prend en compte le salaire, la composition du foyer et la situation professionnelle du conjoint.
(2)Débat National sur : " Réindustrialisation : un combat de classe vital pour le changement de société"
Samedi 21 mars 2026 à 14h00 au Maltais Rouge à Paris. 40 Rue de Malte, 75011 Paris,
métro République ou Oberkampf)
La Brochure préparatoire au débat est disponible sur commande et auprès des militants Communistes
Bon de commande à retourner à :
Parti Révolutionnaire Communistes 27 boulevard Saint Martin 75003 Paris
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