N° 974 23/04/2026 Lecornu a annoncé mardi des aides minimales et ciblées sur les carburants. Un « dispositif d’accompagnement » concernant près de 3 millions de « grands rouleurs », volontairement flou sur le montant exact représentant des miettes pour les travailleurs, avec une « réduction moyenne de 20 centimes d’euros par litre » selon des grilles de salaires et des méthodes encore inconnues! Macron et Lecornu comptent faire payer la crise et la guerre impérialiste aux travailleurs. Les aides mises en place coûteraient seulement 130 millions d’euros par mois à l’État, des miettes destinées à calmer la colère et à faire accepter les 6 milliards de coupes austéritaires supplémentaires annoncées le même jour. Le budget 2026 adopté il y a 3 mois était déjà ultra austéritaire, passé par 49.3 par Lecornu avec la complicité du PS, affichant l’objectif de ramener le déficit public de 5,4% à 5,0% tout en développant la militarisation, au prix de lourdes attaques envers la population. Le gouvernement avait alors annoncé des mesures comme la suppression de 4 000 postes d’enseignants, la réduction des salaires des apprentis de la fonction publique, la baisse des financements des programmes d’insertion, le durcissement de l’accès aux APL, des offensives contre les étudiants étrangers, les chômeurs, les arrêts de maladie…
De nouvelles attaques ont été annoncées lors du comité d’alerte des finances publiques, composé de plusieurs ministres, parlementaires, représentants du patronat et des syndicats : le ministre de l’Action et des comptes publics officialisant la nouvelle en déclarant « Nous prévoyons 6 milliards d’euros de dépense qui pourraient être stoppées : 4 milliards d’euros pour l’État, 2 milliards d’euros dans la sphère sociale ».
La dépense augmentant le plus pour l’État français est le remboursement de la dette, les banques centrales augmentent les taux d’intérêts afin de tenter de freiner la hausse des prix. Celle-ci représenterait une charge supplémentaire d’environ 4 milliards d’euros. Les coupes budgétaires ne vont pas servir à aider les travailleurs, mais bien à rembourser la dette de la France auprès de banques et d’actionnaires spéculant et s’enrichissant sur les crises et le dos des travailleurs. L’inflation entraîne un ralentissement de l’activité économique et donc mécaniquement moins de rentrées d’argent pour l’État…un cercle vicieux, la baisse des ventes impacte directement l’équilibre budgétaire les travailleurs se serrant la ceinture, moins de TVA celle-ci représente plus d’un tiers des recettes de l’État…Les grands groupes s’en mettent plein les poches comme TotalEnergies empochant 1 milliard de dollars supplémentaires rien qu’en mars.
Les 6 milliards d’euros d’économies se feront sur les services publics, mais l’armée et la police ne seront pas touchées : 200 millions d’euros de surcoûts mensuels destinés à l’armée française, le Rafale a un coût horaire d'utilisation de 15 000 euros, le déploiement des missiles Mica d'une valeur unitaire dépasse les 600 000 euros !
Les attaques du budget initial représentaient 13 milliards de coupes par rapport à 2025, s’y ajoutent donc 6 milliards. Une catastrophe concernant des milliers de personnes, les services publics comme l’éducation, la santé, le social ou la culture. Ces attaques sont visibles pour les usagers, les patients…les conséquences de l’austérité sont déjà là et vont se renforcer, faisant payer la crise aux travailleurs, aux jeunes et aux classes populaires, le ministre des universités vient d’annoncer les frais d’inscription au sujet des étudiants étrangers, ils passeront de 170€ à 2895€ pour en licence et de 243€ à 3941€ en master !
Un plan de bataille pour se défendre :
Face aux annonces du gouvernement le mouvement ouvrier doit passer à l’offensive
Il faut construire un rapport de force de manière à imposer des mesures d’urgence à commencer par l’indexation des salaires sur l’inflation. Des mobilisations contre l’austérité afin de s’opposer concrètement aux plans du gouvernement et du patronat pour nous faire payer la crise. La journée du 1er mai doit servir de point d’appui à la préparation d’une riposte des travailleurs et de solidarité internationale. Pour sortir des guerres impérialistes, de l’exploitation, de la spéculation et la fin de l’austérité, arrachons l’économie et le pouvoir politique au Capital en l’expropriant sans compensation et plaçons l’économie sous la direction des travailleurs eux-mêmes.




