Gantry 5

 

N° 980 04/06/2026  Le petit monde politicien s’agite autour des élections présidentielles ayant lieu dans un an! Inflation galopante, budget austéritaire sauf pour l’armée, mauvaises conditions de travail, suppressions d’emplois, salaires insuffisants, guerres, l’État sioniste poursuivant son offensive au Sud-Liban et en Palestine... Que nenni les uns après les autres, les candidats sortent de leur boîte de naphtaline faisant semblant de s’affronter, travaillant leurs postures, leurs programmes interchangeables et scrutant les multiples sondages. Le cirque électoral se met en place avec son lot de représentations, de discours, de promesses. En réalité ils reprennent tous les exigences patronales à leur compte. Le capital gouverne le pays, c’est le véritable décideur afin de poursuivre l’exploitation et les guerres prolongement de la concurrence acharnée à laquelle tous les impérialistes se livrent pour ses profits.
Tous ces politiciens sont au service du capital.
Le RN défend ouvertement le pouvoir et les intérêts du grand patronat. Le PS et ses alliés, quant à eux sont et depuis longtemps, systématiquement couchés devant les ultimatums des capitalistes lorsqu’ils étaient au gouvernement. Mélenchon apostrophe les grands actionnaires milliardaires, mais il ne remet pas en cause le système capitaliste.
Quelques exemples : Bardella, concernant les retraites s’aligne sur le patronat et le gouvernement : l’âge légal « ne veut rien dire ». Il faudrait désormais raisonner non plus à partir d’un âge légal de départ, mais à partir du nombre d’années cotisées. Le système actuel ne serait plus « soutenable » en raison de l’évolution démographique et des coupes budgétaires et devrait être remplacé par un « nouveau système », allant même jusqu’à défendre le système par « capitalisation ». Poursuivant son opération de séduction du patronat, Bardella montre qu’il gouvernera dans leur intérêt. Le RN n’a jamais été et ne sera jamais une alternative en faveur des travailleurs. Comme les autres, il se prépare à gouverner dans l’intérêt du patronat et à poursuivre les offensives racistes, militaristes et austéritaires contre les classes populaires et les travailleurs. Gabriel Attal défend également une réforme du système des retraites où l'âge de départ obligatoire est supprimé au profit de la durée de cotisation, lui aussi inclut une part de capitalisation. Sur les salaires, il dit aller "droit au brut" et « ainsi réduire l’écart entre le salaire brut et le salaire net » via « des économies sur les dépenses sociales » et « une réforme de l’assurance-chômage » encore une ! Il réaffirme par ailleurs sa volonté d’introduire une « préférence travail pour l’immigration ». Sur l’éducation, « j’engagerai la rentrée scolaire 2027 avec des décrets sur l’élévation du niveau, la restauration de l’autorité de l’enseignant et le bien-être à l’école », explique-t-il, avec la baisse du nombre d’élèves par classe. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait quand il était ministre de l’éducation et 1er ministre? Édouard Philippe ne dit pas autre chose : compte tenu de notre démographie, nous allons devoir travailler plus longtemps", affirme-t-il. Pour l'ancien Premier ministre, "il faut mettre en place un peu de capitalisation obligatoire, probablement travailler plus longtemps et peut-être pas de façon uniforme tout le monde dans les mêmes conditions jusqu'à 67 ans, mais tous un peu plus longtemps". Le socialiste, Raphaël Glucksmann a le même discours à propos des retraites proposant : une « réforme juste et ambitieuse des retraites » tenant compte des « bouleversements démographiques », préconisant de repousser l’âge de départ à la retraite au-delà de 64 ans il dit: « raisonner non plus à partir d’un âge légal de départ, mais à partir du nombre d’années cotisées ». Glucksmann veut incarner Macron II avec la rhétorique portée par le RN. Dans son dernier livre "Nous avons encore envie", il esquisse les grandes lignes de son projet pour la France empruntant le programme du RN : « le temps est venu d’un grand sursaut patriotique. » La « fierté d’être Français »…« nouveau contrat patriotique pour rendre à la France sa puissance et redonner aux Français la maîtrise de leur destin. », avec un service civique obligatoire et une formation militaire citoyenne : il propose une marche à la guerre. Le candidat Place publique compte mettre en place une convention citoyenne sur l’immigration, afin de « reprendre le contrôle » et d’« assumer une politique migratoire régulée ». Une idée rappelant celles défendues par Marine Le Pen: « arrêter l’immigration incontrôlée en donnant la parole aux Français par référendum. » rejoignant également le « Référendum sur l’immigration, primauté du droit national » du projet de Bruno Retailleau. Il cherche à élargir son audience au-delà du socle social-démocrate, en direction de l’électorat macroniste et d’une partie de la droite. Il s’inscrit dans la continuité d’une gauche de gouvernement ayant déjà été au pouvoir, notamment sous la présidence de François Hollande, marquée par la déchéance de nationalité, l’état d’urgence et la loi Travail. Une illustration de plus d’un Parti socialiste contribuant à la progression de l’extrême droite. Quant à Roussel, secrétaire national du PCF, il s’aligne sur Nuñez et Bardella au lendemain de la victoire du PSG en ligue des champions, exprimant son soutien sans réserve à la répression policière et appelle à des peines de justice fermes pour des centaines de jeunes interpellés. Il ne manque aucune occasion de s’aligner sur les offensives les plus droitières et sécuritaire du pouvoir, appelant à lutter contre les « frontières passoires » ou condamnant les révoltes des quartiers populaires. Tous ont le même programme : celui du patronat!
Comme le chante l’Internationale : « Il n'est pas de sauveurs suprêmes Ni Dieu, ni César, ni tribun ; Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes ! Décrétons le salut commun » !
Ce n’est pas le moment de se contenter d’attendre 2027. C'est le moment de mener action et mobilisation populaires. C’est l’heure de la lutte pour les salaires, contre leurs guerres ! C’est l’heure de l’organisation sur les lieux de travail, dans les quartiers et là où vit et étudie la jeunesse, de renforcer l'opposition ouvrière et populaire, afin de se débarrasser du système capitaliste et construire une société libérée de l'exploitation capitaliste : une société socialiste.
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