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N° 982 18/06/2026  Le marché du travail se dégrade et le taux de chômage devrait remonter à 8,4% en fin d'année, les industriels produisant plus n'embauchent pas. L'Insee a publié le 17 juin son rapport sur la conjoncture. Celle-ci envisage une fin d'année plus morose avec une croissance de 0,1% aux troisième et quatrième trimestre: "L'industrie tient la barre, les ménages accusent le coup." Le patronat et le gouvernement font payer la note aux salariés.
L'institut statistique prévoit une croissance à 0,7% en 2026, et une inflation à 2,7% sur un an en décembre !
Les ménages "paient la facture" écrit l’Insee et le pouvoir d'achat des ménages va baisser de 0,3% cette année : "Les prix de l'essence vont un peu s'apaiser avec l'accord qui a été trouvé, mais la hausse passée des prix de l'énergie va se diffuser, explique Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture de l'Insee. Elle va se diffuser au prix des produits manufacturés, va se diffuser au prix du transport aérien. Cette hausse de l'inflation n'avait pas été anticipée dans les négociations salariales. Les salaires n'augmentent donc pas et le pouvoir d'achat va se comprimer." Sauf si la voix des travailleurs se fait entendre au sein des entreprises et dans la rue par la lutte. La consommation est en panne avec la flambée des prix du carburant, entre janvier et avril, la part des ménages rognant sur leurs dépenses de déplacements bondit de près de dix points. La question salariale revient en force dans les entreprises comme le montre chaque semaine le résumé éco-social sur notre site. Une étude des "Echos" révèle : « 89 % des dirigeants interrogés estiment que la rémunération versée permet aux collaborateurs de « subvenir à leurs besoins essentiels ainsi qu'à ceux de leur famille », et même 41 % pensent qu'il le permet « tout à fait ». Manifestement ils ne sont pas du tout à l’écoute des salariés, pas plus le gouvernement et les candidats aux élections présidentielles. Sans surprise pour nous : 87 % des travailleurs font d'une hausse de leur rémunération globale leur première priorité. 
Faire entendre la voix des travailleurs par la lutte pour augmenter les salaires,
Si le petit monde politicien s’agite autour des élections présidentielles ayant lieu dans un an en évitant de parler salaires et pouvoir d’achat, l’inflation est quant à elle galopante. Il faut indexer tous les salaires sur les prix, augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux. On va entendre le patronat et les politiciens pleurnicher : « les caisses sont vides ».
Mais l’argent coule à flot :
*pour l’armée : une rallonge de 36 milliards de dépenses militaires, des coupes budgétaires dramatiques affectent la santé, l’éducation, les budgets sociaux. Entre 2019 et 2025: 300 milliards ont été engloutis ! La loi de programmation militaire 2024-2030 montait l’addition à 400 milliards d’euros !
*plus de 270 milliards d’argent de l’État versés au patronat.
*les entreprises du CAC 40 ont reversé l’année dernière 107 milliards d’euros à leurs actionnaires. Un record !
La France ne se classe qu’au sixième rang des pays de l'EU* pour le niveau de salaire minimum ! Tous les salaires se tassent vers le bas ! Plus les salaires sont bas et plus les exonérations de cotisations sociales sont élevées !
Unissons-nous dans la lutte contre la guerre, l’austérité, l’exploitation !
On ne va pas se contenter d’attendre 2027. C'est le moment de mener action et mobilisation populaires. C’est l’heure de la lutte pour les salaires, contre leurs guerres ! C’est l’heure de l’organisation sur les lieux de travail, dans les quartiers et là où vit et étudie la jeunesse, de renforcer l'opposition ouvrière et populaire, afin de se débarrasser du système capitaliste et construire une société libérée de l'exploitation capitaliste : une société socialiste.

.* La France avec un smic mensuel à 1823 euros brut est loin derrière les 5 premier dont le smic est compris entre 2112 euros (Belgique) et 2740 euros (Luxembourg

 

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