N° 988 30/07/2026 Le nombre de Centres d’incendies et de secours (CIS) est passé de 8 700 en 2002 à moins de 7 000 aujourd’hui et les Services d’incendie et de secours (SDIS) manquent de financements, notamment pour payer les indemnités des pompiers volontaires. Entre distribuer des centaines de milliards aux patrons et financer la lutte contre les incendies, le gouvernement a choisi. Tous les politiciens de gauche et de droite depuis des décennies démantèlent les services publics : les pompiers manquent de crédits, la flotte de Canadairs est vétuste et ridiculement faible car Macron, Attal et autres n’ont pas jugé nécessaire d’y mettre les moyens. A quelques dizaines de kilomètres des flammes, il y a des usines Dassault où trois avions de chasse Rafale sortent chaque mois des lignes de production. La CGT Dassault révèle : « Dès 2019, [elle avait] demandé le lancement d’études pour un avion de lutte anti-incendie basé sur la gamme Falcon. Cette orientation a été suivie par la direction, qui a présenté en 2023 un projet concret de Falcon 2000 XLS, FireFighter. Pourtant, ce projet n’a pas été retenu par l’État, au motif d’un manque de moyens » ! Visiblement, commander des Rafale et des canons, c’est prioritaire pour le gouvernement, pas la lutte contre le feu. L’impuissance face à ces feux est le fruit d’une société capitaliste guidée par la recherche du profit maximum et immédiat pour le capital.
Les compagnies pétrolières doublent leurs profits
Pour preuve encore les prix des carburants viennent d’atteindre des records au même moment, le groupe TotalEnergies annonce des résultats records pour le premier semestre 2026 :11,4 milliards d’euros de bénéfices net ! 50 % de plus sur la même période de 2025 et les prix des carburants ont augmenté de 40 centimes le litre dans le même temps, pour l’ensemble de l’année les bénéfices atteindraient 21 milliards d’euros, soit +77 % par rapport à 2025 ! La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon est ravie « C’est une chance d’avoir en France un grand énergéticien mondial capable d’assurer notre approvisionnement ». Capable surtout d'exploiter les travailleurs partout dans le monde et de racketter les consommateurs, elle, Macron, son gouvernement défendent inconditionnellement, les capitalistes. Le PDG de TotalEnergies avoue lui-même « nos activités de trading(*) de pétrole brut et de produits raffinés ont beaucoup de succès » il poursuit en expliquant que les prix du pétrole suite au conflit au Moyen-Orient sont une source considérable de « bons coups » financiers! Les compagnies pétrolières ont toutes doublé leurs profits au premier trimestre de 2026, montre l’ONG Oxfam dans une publication du 28 juillet. Les bénéfices cumulés sur l’ensemble de l’année 2026 de BP, Chevron, Eni, ExxonMobil, Shell et TotalEnergies devraient s’élever à 129 milliards d’euros. La revue Nature pointe également la responsabilité écrasante de ces entreprises dans les émissions de gaz à effet de serre: les émissions des cinq plus grandes entreprises pétrolières et gazières dont TotalEnergies seraient, selon cette étude, responsables de près d’une vague de chaleur sur quatre entre 2000 et 2023.
Les travailleurs n’ont pas à payer
Les travailleurs, quant à eux, paieront toutes ces hausses de prix par un effondrement de leur pouvoir d’achat. Face à cette menace d’une nouvelle inflation, s’impose une revendication commune à tous : l’augmentation massive des salaires, des retraites et des pensions et leur indexation sur les prix ! Nos gouvernants nous mènent à la catastrophe et seule la mobilisation des travailleurs peut les en empêcher.
Le chantage à la dette
"Il est urgent d'arrêter la machine infernale de la dette publique", a lancé le ministre, préparant les esprits aux efforts que le gouvernement s'apprête à demander à chaque ministère : 35 milliards d’euros d’effort ! Sans compter l’enveloppe "dette publique" celle-ci s'élèvera à 12,3 milliards d'euros supplémentaires l'année prochaine dans les poches des financiers et l’augmentation des dépenses de l’armée : 6,4 milliards d'euros.
Pas question, a-t-il indiqué, de "mettre la tête dans le sable" en attendant l'échéance présidentielle. Prenons-le à son propre discours pour notre camp. Sonnons la révolte et unissons-nous dans la lutte contre la guerre, l’austérité, l’exploitation ! C'est le moment de mener action et mobilisation populaires. C’est l’heure de la lutte en faveur des salaires, contre leurs guerres ! C’est l’heure de l’organisation sur les lieux de travail, dans les quartiers et là où vit et étudie la jeunesse, dès la rentrée, renforçons l'opposition ouvrière et populaire, afin de se débarrasser du système capitaliste et construire une société libérée de l'exploitation capitaliste : une société socialiste.
(*)Le trading désigne l'activité d'achat et de vente d'instruments financiers (actions, obligations, devises, matières premières, produits dérivés, ou structurés




