N° 989 06/08/2026 Dans son denier édito le MEDEF, syndicat patronal, geint : « Dans un environnement international de plus en plus incertain, et face à la succession de crises diverses et variées, la France traverse une période difficile. La dette se creuse, le pouvoir d’achat stagne, l’insécurité et la grogne sociale grandissent et on entend des bruits de bottes pas très loin de nos frontières». En s'exprimant ainsi, le MEDEF confirme que les vrais dirigeants se sont les patrons dirigeants : les propriétaires des grands moyens de production et d’échange.
La dette a explosé depuis 2017, la fortune des 500 plus riches a doublé. Les caisses publiques ont été vidées et le résultat net cumulé du CAC 40 a atteint 94 milliards d'euros, les coffres-forts des entreprises capitalistes et des actionnaires se sont remplis en exploitant les travailleurs et en siphonnant les caisses de l’État. Macron et ses gouvernements successifs, fidèles fondés de pouvoir du capital, ont multiplié les aides de l’État au patronat. Elles sont estimées à plus de 270 milliards d’euros par an. En 2025, les entreprises du CAC 40 ont reversé 82 % de leurs bénéfices aux actionnaires, soit 107 milliards d’euros battant un nouveau record. Pendant ce temps : les salaires progressent bien moins vite que l'inflation et les investissements patinent. Ceux préparant la guerre et s’enrichissant, c’est le patronat, s’il « entend des bruits de bottes » rappelons-lui, en 2024 pour cette seule année, les pays du Proche et du Moyen-Orient ont passé plus de 2 milliards d'euros de commandes aux entreprises françaises sur les 21,6 milliards d'euros d’exportation d’armes et cela ne s’est pas arrêté depuis. L’union européenne verse 800 milliards d’euros en faveur des investissements des industriels de l’armement. L’État français a passé 38 milliards d'euros de commandes d'armements en 2025, et en 2026/27 un carnet de commandes à l'industrie d'armement française de 100 milliards d'euros ! Le patronat entend surtout la monnaie tombant dans ses poches au prix de la sueur et du sang des travailleurs et la destruction de notre service public ! Le MEDEF poursuit « On demande d’être plus flexible, plus mobile, plus performant, plus disponible parfois sans que les protections, les salaires ou la reconnaissance suivent » : il est gonflé ce MEDEF, les bénéfices(*) du CAC 40 ont grimpé de 34% au premier semestre 2026, à 73 milliards d'euros ! et il engage dans son édito une charge violente contre les acquis des luttes: « Financement des retraites, poids de la dette, coût du changement climatique »…«les protections sociales nées dans l’après-guerre ne sont plus adaptées » … «donner des perspectives en préparant les transformations futures, plutôt qu’en préservant à tout prix l’existant »….« on protège davantage les statuts que les trajectoires ; on indemnise le chômage mieux qu’on ne fluidifie l’accès aux nouvelles compétences ; on défend les acquis professionnels, mais l’adaptation aux mutations technologiques n’apparaît pas comme la priorité »… Les travailleurs seraient responsables : ils ne travaillent pas assez ! Les malades se soigneraient trop ! Les chômeurs ne veulent pas trouver de travail ! Les retraités « boomers » ont la belle vie ! Cette guerre sociale est celle menait par les capitalistes confrontés à une concurrence et une guerre économique de plus en plus féroces au sein du système impérialiste . Le patronat annonce la feuille de route pour 2027, le combat contre cette austérité est une lutte contre le capital, peu importe si le Président choisi par le capital sera de droite, de gauche ou d’extrême droite. L’heure est à la lutte des classes contre ceux pillant le pays et exploitant les travailleurs, Ceux-ci n’ont rien à attendre des combinaisons gouvernementales et patronales face à l’austérité. Aucune issue n’aura lieu sans affronter les responsables de la dette, de la guerre : le grand patronat capitaliste qui se gave. Contre l’attaque sans précédent des droits des travailleurs : une réponse la grève ! La question centrale est bien d'organiser la lutte contre les politiques austéritaires voulues par les capitalistes et mises en musique par le pouvoir politique. Il est donc nécessaire et indispensable que s'organise un plan de bataille dans la durée, s'appuyant sur la grève. « Les réformes perçues comme risquées ou brutales rencontrent rapidement une forte résistance sociale. Cela ralentit les adaptations nécessaires aux défis du monde de demain »…. « Or protéger les systèmes actuels coûte cher, ce qui réduit les marges pour préparer l’avenir ». Notre ennemi de classe l’avoue, il craint la colère sociale, alors il recherche les moyens de mettre en œuvre une politique austéritaire renforcée pour les travailleurs, tout en menant une militarisation à marche forcée et obtenir la paix sociale. Compte-tenu de l'échec du duopole Gauche-droite, ayant gouverné pour les intérêts du capital, comme de celui du ni gauche ni droite inauguré par Macron, le RN est devenu pour la bourgeoisie monopoliste le fer au feu capable d'absorber le mécontentement, au moins provisoirement, tout en préservant les intérêts des monopoles capitalistes. C'est ce à quoi travaillent pour aujourd'hui et demain les classes dirigeantes et le patronat. Dans son édito le MEDEF déplore « l’absence d’horizon collectif nourrit le découragement ». Eh bien non, faire grandir dans la lutte de classe la nécessité d'abattre le capitalisme, voilà l’horizon collectif ! Les travailleurs sont la force décisive de la société. Leur travail est la source unique des profits faramineux des entreprises créant toutes les richesses, ils doivent diriger la société. En France comme ailleurs on ne pourra pas régler les problèmes sociaux et politiques engendrés par le capitalisme dans le cadre de ce système. Il faut impérativement en finir avec le capitalisme et son monde d’exploitation, de misère, de famine, de guerres et de génocides. Par leur action consciente, les travailleurs peuvent ouvrir une brèche dans les politiques patronales. Notre Parti Révolutionnaire Communistes, avec vous, s'emploie à créer les conditions politiques d'une telle bataille.
https://www.tradingsat.com/cac-40-FR0003500008/actualites/cac-40-les-benefices-du-cac-40-ont-grimpe-de-34-au-premier-semestre-a-73-milliards-d-euros-quels-groupes-ont-degage-les-plus-importants-profits-sur-les-six-premiers-mois-de-l-annee-1167885.html




