N° 990 13/08/2026 Convoquée par le Premier ministre en mai, une mission de quatre économistes « sur la transparence des finances publiques » à l’horizon 2027-2030 a rendu ses conclusions le 15 juillet. « La France devra réaliser 126 milliards d’euros d’effort budgétaire d’ici la fin du prochain quinquennat, pour stopper la progression de la dette ». Une littérature de plus sur les finances publiques et leur évolution. Rien d’inédit dans ce nouveau rapport, ce dernier va servir de décor dans les futurs débats budgétaires, le ministère des Comptes publics soulignant l’avoir confié à des spécialistes d’obédiences différentes et donc servira de point d’appui « objectif » dans les débats à venir afin d’appliquer la feuille de route du patronat. Dans cette "objectivité" il n'y a pas le carnet de commandes à l'industrie d'armement française de 100 milliards d'euros, les bénéfices du CAC 40 grimpant de 34% au premier semestre 2026, à 73 milliards d'euros, les aides de l’État au patronat estimées à plus de 270 milliards d’euros par an, multipliées et distribuées par les fidèles fondés de pouvoir du capital: Hollande, Sarkozy, Macron1, Macron2… soutenus par l’ensemble des partis politiques dans leurs votes au parlement, aucun d’entre eux ne voulant s’attaquer à la racine du problème : le système capitaliste et sa logique de course frénétique aux profits et faisant payer la note aux travailleurs. Chacun à sa façon, tous vont insister sur les « sacrifices » que le peuple doit faire.
Le patronat tiendra sa Rencontre des Entrepreneurs de France le 26 août, le thème : Le courage ! Là aussi le décor est planté, tous les candidats à l’élection présidentielle seront présents pour être adoubés par le patronat. Celui-ci est très offensif confirmant les propriétaires des grands moyens de production et d’échange comme les vrais dirigeants du pays. « Financement des retraites, poids de la dette, coût du changement climatique »…«les protections sociales nées dans l’après-guerre ne sont plus adaptées » … «donner des perspectives en préparant les transformations futures, plutôt qu’en préservant à tout prix l’existant » voilà le ton est donné. Dans son dernier édito le MEDEF écrit à propos de l’emploi : « une politique de l’emploi moderne ne peut se contenter de regarder uniquement la voie du salariat » traduction : multiplier les suppressions d’emplois et trouver de nouvelles formes d’exploitation.
Une politique de dialogue social, de collaboration de classe et une absence totale de plan de bataille afin de combattre l’austérité et la vague de licenciements par les confédérations syndicales mène les travailleurs au désastre social, la seule issue : se battre pour nos intérêts de classe. Cela passe par la construction d’une riposte pour refuser l’austérité et les licenciements en affrontant les capitalistes sans concession.
Luttons de façon déterminée pour nos droits sociaux, les salaires, l’emploi, nos services publics, notre environnement, nos libertés, les retraites, contre les réformes à venir et le budget de guerre. En résumé: la lutte contre la guerre, l’austérité, l’exploitation. Les travailleurs n’ont pas à s’adapter mais à lutter ! Pas d’autre choix, afin de se faire entendre il faut une riposte générale face aux attaques dans tous les secteurs et refuser clairement de payer leur dette.
Ouvriers, employés, travailleurs du public et du privé, agriculteurs, retraités, étudiants…battons nous en faveur de nos intérêts de classe contre le patronat nous exploitant, contre son système. Le monde du travail fait fonctionner toute la société, il crée les richesses, il doit décider!




