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La barre des 40 000 décès Covid 19 et la réalité

La France a franchi la barre des 40 000 morts Covid 19 depuis le début de l’épidémie, selon la communication du 7 novembre 2020 de Santé Publique France.

40 000 morts covid 19 en France !!

Annonce choc !!

40 000 morts du Covid 19 certes, mais qu’est- il dit de la mortalité en France, du taux de mortalité par rapport à la population ?
Rien !
Si l’on examine les données statistiques relatives au nombre de décès en France métropolitaine ( voir tableau ci-contre ), tout en sachant que les chiffres de 2020 sont des données provisoires estimées et que les 40 000 décès Covid 19 touchent la France départements d’outremer inclus, il reste que la surmortalité est en ordre de grandeur, un peu plus de 20 000 ( la moitié de l’annonce des 40 000) , que les décès, toutes causes confondues, en France métropolitaine, par rapport à la population, sur la période de janvier à septembre , passent d’un taux moyen, établi sur les années 2017,2018,2019, de 0,68% , à un taux de 0,72% pour 2020 ; soit un taux de décès , de mortalité, en hausse de 0,04.
Sans nier la réalité de la pandémie, sans nier son cortège de drames dans les familles, derrière l’annonce de la barre des 40 000 décès, il y a la réalité du taux de mortalité qui est soigneusement omise, et il y a, avant tout, une stratégie : la stratégie de la peur, la stratégie du choc.
L’objet de cette stratégie ?
Face au péril et à l’émotionnel, faire accepter : état d’urgence, lois liberticides, couvre-feu, atteintes aux libertés fondamentales, mesures d’exceptions et d’autorité ; soit une série de mesures qui permet au capital, à la fois de soumettre, de contrôler la population, de la contenir, d’annihiler toute contestation, toute lutte, tout en associant la population aux choix politiques et orientations mis en œuvre. L’enjeu pour le capital est ainsi de poursuivre, de développer, d’accélérer les restructurations qu’il a engagé depuis quelques décennies déjà et qui recomposent la société économiquement, socialement, idéologiquement… Il s’agit pour le capital de mettre à profit la situation pour pousser la constitution d’énormes monopoles capitalistes, d’opérer dans cette finalité de nouvelles concentrations, de marchandiser toute activité humaine, d’abaisser toujours d’avantage le coût du travail, d’exploiter et d’assujettir toujours d’avantage la classe ouvrière ; autant de choix et orientations politiques et économiques, qui, pour la classe ouvrière, se concrétiseront par un recul de civilisation.
C’est de cette logique qu’émane le projet de loi dit de « sécurité globale », soutenu par les députés de la majorité et porté à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale du 17 au 20 novembre. Si la loi qu’il porte voit le jour, elle constituera une nouvelle atteinte au droit à l’information, au respect de la vie privé et à la liberté de réunion ; trois conditions essentielles aux droits à la liberté d’expression. Derrière ce projet de la loi de « sécurité globale » ce sont de nouvelles coercitions et une mise sous contrôle toujours plus grande de la population.
De même le projet de loi organique déposé au bureau de l’assemblée nationale le 7 juillet 2020, modifiant l’ordonnance de 1958 relative « au conseil économique et sociale », vise à faire de ce dernier, comme l’a déclaré Macron le 30 janvier 2018, « la chambre du futur » … « le point de passage des consultations gouvernementales sur les projets de loi en matière sociale, économique et environnementale… » ; soit un instrument d’association, d’intégration, au processus de décisions politiques, de ce qui est qualifié de « société civile » , mais surtout des organisations syndicales. Bref c’est le renforcement des mécanismes de démocratie participative qui visent l’association capital/ travail, et l’institutionnalisation de ce qui est dénommé corps intermédiaires ; l’objectif étant par l’association capital/travail de neutraliser toutes velléités de luttes.
De par les mesures et dispositions mise en œuvre par le gouvernement, de par les développements autoritaires et sécuritaires, de par la communication gouvernementale qui relève de la stratégie de la peur, Covid 19 est pour le capital une opportunité afin de pousser la recomposition de la société économiquement bien évidemment, de la digitalisation du quotidien et du travail aux réformes de toute nature, mais aussi, et sans doute avant tout, afin de pousser la recomposition de la société jusque dans les rapports sociaux entre les individus; autant d’éléments portant en germe une idéologie réactionnaire et un ordre totalitaire.

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(1) Population France métropolitaine : Chiffre au 1er janvier de chaque année -source INSEE paru le 14/10 /2020
R : donnée révisée
P : Donnée provisoire
Source des chiffres : INSEE –démographie-nombre de décès-France métropolitaine-identifiant 000436594 publié le 28/10/2020
Nota : Source chiffres Population France Métropolitaine : INSEE .fr/fr/statistiques/1893198.
Le nombre moyen de décès sur les 9 premiers mois des 3 années 2017,2018,2019 est de 444326
Le nombre moyen des décès sur la totalité des 3 années 2017,2018,2019 est de 596 492.
Moyenne de la population 2017/2018/2019 : 64 732 000.
(2) Les chiffres de cette ligne, présentant la différence de décès entre chacune des années considérées et l’année 2020, sont à prendre en ordre de grandeur eu égard au fait que les chiffres 2020 sont des données provisoires estimées.

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