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COP 26 : pas d’issue pour l’humanité dans le capitalisme fut-il vert !

743-16/11/2021 La plupart des commentateurs estiment que la COP 26 sensée orienter les politiques nationales des états, sur la base de recommandations du GIEC(1), pour limiter un réchauffement climatique à 1,5°C, ce qui était l’objectif de la COP 21 tenue à Paris en 2015,

a accouché d’une souris. D’autres plus réalistes mettent en avant l’idée que c’est la géopolitique qui a repris ses droits : autant dire les intérêts des grands groupes capitalistes soutenus par leurs états. Qu’en est-il réellement ?
Situons les problèmes : Comme parti politique, nous prenons en compte les constats que font les scientifiques des évolutions climatiques et leur volonté d’en établir les causes. Causes au demeurant multiples et dont la modélisation n’a encore rien de très assuré compte-tenu de la complexité des problèmes. Une telle démarche évite de sombrer dans une vision catastrophiste unilatérale, celle de la théorie de l’exclusive responsabilité des activités humaines dans les évolutions climatiques, prédisant COP après COP une fin du monde prochaine. Dans cette vision d’un réchauffement climatique uniquement d’origine humaine comme on tend à nous le faire croire, l’histoire de l’Humanité serait terminée et Il n’y aurait pas d’autres choix que celui de la réduction de l’activité humaine et en corollaire celui de la réduction de la population présumée seule prédatrice des ressources. Cette théorie alimente celle dite de la décroissance avec laquelle ceux qui la portent veulent masquer un mot bien plus rude mais réel : celui d’une austérité renforcée !
S’ajoute à cette vision d’une cause humaine unique, celle d’une complète décarbonation de l’économie entraînant des choix dis de transition écologique qui bannirait les sources primaires d’énergie comme le charbon, le gaz et le pétrole...et le nucléaire (pourtant lui-même décarboné) au profit d’une production d’énergie et en particulier électrique tirée des énergies dites renouvelables, il vaudrait mieux dire intermittentes, dans lesquelles il faudrait inclure l’hydrogène, dernier venu des solutions miracles de la décarbonation.
De ces orientations découlent des choix politiques et économiques que tentent d’imposer les plus grandes puissances impérialistes pour s’assurer un avantage technologique dans une concurrence mondiale exacerbée. C’est ainsi que la voiture électrique est parée de toutes les vertus sans qu’aucune analyse critique ne soit faite de l’impact écologique d’une telle stratégie en termes de quantité d’électricité à produire et comment, en terme de matériaux nécessaires pour construire et déconstruire les piles, en terme de réseaux... Comme les éoliennes et les panneaux photovoltaïques elles requièrent des métaux et terres rares qui sont extraits dans des conditions de mépris des travailleurs et des populations. La question de savoir comment recharger en France 40 millions de véhicules électriques et en même temps faire tourner l’activité économique sur la base de sources d’énergies intermittentes que sont le solaire et l’éolien n’a toujours pas de réponse.
Ces questions se retrouvent fortement dans les choix que font nombre de pays qui cherchent à assurer leur développement à partir des ressources primaires qu’ils possèdent. Le regard hypocrite des puissances impérialistes qui ont bâti la prospérité de leur capitalisme sur ces mêmes ressources et qui de fait aujourd’hui exportent une partie de leur production et de leur pollution vers les pays où le faible prix de la force de travail leur assure des profits substantiels, ne fait que renforcer l’idée que ce qui est réellement en jeu ce n’est ni le climat ni l’environnement mais bien la course à l’augmentation des profits dans la course à la conquête des marchés, des voies de communication et d’accaparement de la force de travail.
En plaçant les activités humaines comme seule cause des évolutions climatiques et en gommant le fait que ces activités se déroulent dans des rapports d’exploitation capitaliste, les tenants de cette théorie entendent soustraire le capitalisme de ses responsabilités dans la dégradation de l’environnement où se meuvent les sociétés. Il n’y aurait donc aucune perspective que celle de la marche arrière ? Ce n’est pas notre point de vue, nous pensons que l’humanité doit exploiter ses ressources pour répondre aux besoins sociaux partout et pour tous, qu’elle doit développer les connaissances, les sciences et les techniques pour mieux comprendre sa place et mesurer ses capacités à transformer le monde. Or cela le capitalisme du fait de sa logique de développement en est incapable, c’est pourquoi, notre orientation d’exproprier et d’abattre le capitalisme pour construire une société socialiste sans exploitation de l’homme par l’homme est si riche d’actualité !

(1) GIEC : Groupe International des Experts sur le Climat est une organisation composée pour moitié de scientifiques et pour l’autre de représentants d’ONG et de gouvernements. Le texte de synthèse en direction des dirigeants est l’objet d’une négociation diplomatique où chaque mot est politiquement pesé. Ce n’est en aucune façon une instance scientifique

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