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Rapport au Comité National du 26 novembre 2022

Cher(e) Camarade
Après une journée en septembre, deux en octobre, la CGT avait appelé à une nouvelle journée nationale interprofessionnelle de grève le 10 novembre avec plus de 200 manifestations. Certes, les manifs n’ont pas fait le plein, mais la colère est là, elle tonne au sein du monde du travail pour obtenir de vraies hausses de salaires supérieures à l’inflation, pour les conditions de travail, l’emploi, les services publics, contre la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage, pour le droit de grève et la défense des militants syndicaux frappés par la répression patronale et gouvernementale.

 La colère est là dans le pays, les mobilisations et grèves, ça paye !

La fébrilité du gouvernement montre sa crainte d’une aggravation de la situation sociale dans les semaines à venir, elle se fait sentir. Le ministre de la santé devant la colère et la montée des luttes dans la santé a promis une enveloppe "de l'ordre de 400 millions d'euros" d'aides en plus des 150 millions prévus pour les "services en tension de l'hôpital" . Puis après la journée d’action du 18 novembre il met 543 millions de plus. Déjà mis à mal par une pénurie de soignants, les services sont débordés par l'épidémie de bronchiolite précoce. Les soignants réclament "des mesures structurelles fortes et pérennes". Un préavis de grève national est lancé pour le 29 novembre 2022. Chez Enedis, les augmentations c’est 9,7 % avec « pour garantir à chacun une augmentation de 200 € par mois » Partout où il y a eu des mobilisations, des augmentations de salaires ont eu lieu. La rubrique sur notre site témoigne de la mobilisation de ces succès. Des grèves illimitées pour les salaires sont nombreuses, comme celles chez Géodis à Gennevilliers (92), géant de la distribution ou Domidom du groupe Orpéa où les auxiliaires de vie gagnent 1300€ par mois, elles sont en grève depuis 4 semaines, luttent pour une augmentation du salaire de 20 %. Les 16 sites de SANOFI sont occupés pour exiger 10% de hausse de salaire alors que l’entreprise annonce 4 milliards de profit, rien que ces 8 dernier jour on a la grève dans les laboratoires d’analyses médicales, dans les écoles (périscolaire et cantine), les lycées professionnels, transports de Dijon, les magistrats, chez Air France du 22 décembre 2022 au 2 janvier 2023, cantines scolaires de Strasbourg, Airbus Helicopters de Nantes, Saint Nazaire ou encore Paris-Le Bourget, À l’échelle du groupe Airbus, les derniers mois ont été marqués par différentes grèves inédites sur les salaires, en Espagne c’est huit sites Airbus mobilisés simultanément, personnels du Conseil départemental et pompiers de Maine-et-Loire, 2 200 chauffeurs de VTC sont en grève pour le statut des travailleurs des plateformes, en décembre un appel de la CGT à la grève des salariés du commerce.
Deux mots d’ordre sont dans toutes les têtes des travailleurs : l’augmentation générale des salaires et leur indexation des salaires sur l’inflation, 87% des français le souhaitent. C’est une nécessité vitale dans une perspective de combat. L’enjeu est d’importance pour une grande partie de la population afin de subvenir à ses besoins en pleine flambée des prix de l’énergie et de l’alimentation. Avec l’envolée des prix et la pression sur les revenus, pour beaucoup, les conditions de vie se sont détériorées en 2022. Près de 1 français sur 2 (45 %) rencontre des difficultés pour payer l’essence et autres coûts liés au transport. (41%) sont fragilisés par le paiement de leurs dépenses d’énergie (chauffage, électricité…), près de 6 millions de ménages étaient déjà dans la précarité énergétique en 2021. Pour 37 %, il est devenu compliqué de consommer des fruits et légumes frais tous les jours. 20 % de personnes supplémentaires dans les libres services de la solidarité pour recevoir de l’aide alimentaire, les étudiants et plus largement la jeunesse figurent parmi les catégories les plus affectées par la hausse des prix. En octobre, les 60 enseignes de l'habillement, ont enregistré un recul de la fréquentation des boutiques de 19,1 % comparé à octobre 2019, la vente de jouets est en recul de 20%.
Rappelons que 55% des salariés français gagnent moins que 1,5 fois le Smic.

La lutte de plus en plus large et déterminée, tous ensemble, est la seule voie et notre parti doit y être présent activement en menant la bataille politique contre le capitalisme et son pouvoir politique!
Il n’y rien à négocier avec ceux qui ont cherché à briser la grève des raffineurs, faire taire les syndicalistes par des procédures disciplinaires et sanctions, qui veulent en finir avec l’assurance chômage et nos retraites. On ne négocie pas la régression sociale avec le MEDEF ou le gouvernement. “ Négocier ” avec l’adversaire et derrière le dos des travailleurs pour élever l’âge de la retraite, augmenter le nombre d’années et le taux des cotisations et diminuer le montant des pensions, cela, c’est de la collaboration de classe ou de pousser des cris d’orfraie sur l’assurance chômage alors que tous les lundis les syndicats étaient autour de la table de « concertation », l’arme au pied.
Aujourd’hui en France, le syndicalisme de classe est en réelle difficulté. Le risque est grand de voir ce syndicalisme devenir un syndicalisme institutionnel d’accompagnement, un simple syndicalisme de services, comme cela existe déjà en Europe. Depuis plusieurs années nous constatons une dérive de plus en plus marquée du syndicalisme français dans cette voie. Certains, par exemple voudraient adapter les revendications des salariés aux “ difficultés ” que connaîtrait le patronat. Cette démarche conduit à l’entente avec les employeurs pour atteindre des objectifs patronaux comme la “ modération salariale ”, la mise en cause du système actuel des retraites et du système de santé, la précarisation du travail, les privatisations etc…
L’existence d’un véritable syndicalisme de classe puissant, soutenu fermement par la masse des salariés est un problème majeur de notre époque.
En accompagnant les propositions et actions gouvernementales dans des concertations, les confédérations syndicales acceptent finalement cette politique. Le résultat de cette politique désastreuse aboutit à une chute importante du pouvoir d’achat des salariés, au recul de l’emploi et des acquis. Le patronat est le seul gagnant.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avait appelé le chef de l'Etat à organiser un "grand rendez-vous social" afin d'associer le plus grand nombre aux décisions. "Monsieur le président, vous ne pourrez pas relever ces défis tout seul", déclare-t-il " pour "associer le plus grand nombre à la coconstruction des décisions." Finie la lutte de classe ! Le capital et le travail enfin associés afin de garantir la paix sociale et les profits.
Sur les retraites: «La CFDT ne mettra pas d'huile sur le feu, mais elle assumera ses positions», déclare Laurent Berger, et sur la lutte il dit : "Je crois que ça ne fait pas du bien au syndicalisme", … "Le syndicalisme, ça se mesure aux avancées que ça obtient pour les salariés qu'il représente et pas au niveau d'emmerdement qu'il crée pour les Français".
Pour FO on peut lire « les revendications ne peuvent pas être obtenues à coup de manifestations saute-mouton. Non aux manifestations « saute-mouton » ! « La grève n’est pas une arme automatique, mais une arme à utiliser pour le rapport de force ! Ce n’est que quand la négociation n’a pas été possible ou lorsqu’elle n’a pas abouti à un accord suffisant que le rapport de force doit être engagé par la mobilisation et la grève. »
Pour FO, « l’action syndicale ne se limite pas à la négociation et à la grève. C’est pourquoi, notre organisation syndicale n’ayant pas pour habitude de pratiquer la politique de « la chaise vide », participe aux concertations sur l’assurance chômage, l’emploi des seniors et la transition écologique afin d’y porter ses revendications. »
De son coté, Philippe Martinez a affirmé sur LCI le 13 novembre: "On n'est pas des gréviculteurs". "Le principe de base d'un syndicat est de dire qu'il y a un problème et que l'on veut négocier. Quand en face de nous, on ne veut pas négocier, qu'est-ce qu'on fait ? Quand le processus de dialogue n'aboutit pas, les salariés se fâchent et ils ont raison", Philippe Martinez ne se préoccupe pas de « l’émancipation de tous les travailleurs » car ce serait faire de la « politique », le secrétaire général de la CGT veut s’en tenir au « syndicalisme ». Il appelle cela « l’indépendance syndicale». Le climat reste tendu à la CGT, le dernier comité confédéral national (CCN) de la centrale ne s'est pas exprimée sur la mobilisation, mais a examiné la liste des candidats à la direction du syndicat, qui sera désignée lors de son prochain congrès, fin mars. 60 noms sélectionnés parmi près de 110 candidats, les membres de la Fédération syndicale mondiale que la confédération CGT a quitté en 1999, n’ont pas été retenus, dont Emmanuel Lépine, de la Fédération de la Chimie, en première ligne, dans le conflit de TotalEnergies.

Les grèves sont d’une très grande importance. Leur signification dépasse largement la question de la fiche de paie.
Dans un article sur les grèves, Lénine écrivait : « En temps ordinaire (…), l’ouvrier traîne son boulet sans mot dire, sans contredire le patron, sans réfléchir à sa situation. En temps de grève, il formule bien haut ses revendications, il remet en mémoire aux patrons toutes les contraintes tyranniques qu’ils lui ont infligées, il proclame ses droits, il ne songe pas uniquement à lui-même et à sa paie, il songe aussi à tous les camarades qui ont cessé le travail en même temps que lui et qui défendent la cause ouvrière sans craindre les privations. » Lénine expliquait que, pour les travailleurs, la grève est « l’école de la guerre ». Ça reste vrai aujourd’hui. « il nous faut souligner que la grève est seulement un des moyens de la lutte, une des formes du mouvement ouvrier. Des grèves isolées, les ouvriers peuvent passer, doivent passer et passent effectivement, dans tous les pays, à la lutte de la classe ouvrière tout entière pour l’émancipation de tous les travailleurs »,
Une grève même locale pousse les travailleurs à réfléchir au sort de toute leur classe et à l’exploitation brutale sur laquelle repose la société capitaliste. Notre parti doit s’efforcer de "politiser" au maximum chaque lutte des travailleurs, d’orienter leur esprit vers l’objectif général, la lutte politique pour la conquête du pouvoir, le renversement du capitalisme et la transformation socialiste de la société.

Macron promet 15 milliards d'euros de plus aux forces de sécurité et 8500 policiers supplémentaires!
Macron aura besoin de sa police pour réprimer les futurs mouvements sociaux. Face à de potentielles explosions de colère face à l’inflation et aux conséquences des attaques du gouvernement sur l’assurance-chômage ou la réforme des retraites, la bourgeoise renforce son bras armé. Il prépare la casse du droit de grève sur le modèle anglais pour museler le mouvement social.
Macron met les moyens pour déployer un appareil répressif pour faire face au développement des luttes avec 11 nouvelles unités mobiles (CRS et gendarmerie mobile) et 15.000 nouvelles places de prison. À côté de cela, misère pour le budget de l’Éducation Nationale de 6,5 % et à la clé 2000 postes, le programme «sécurité civile» voit son budget passer de 519 millions d’euros annuels en 2023, à 721 millions en 2027. Soit 50 millions de plus par an. Alors que Macron avait promis le remplacement des canadairs, un canadair 35 millions d'euros, 8 ont plus de 27 ans !
La loi LOPMI déjà adoptée par le Sénat et votée cette semaine à l’Assemblée nationale a été adoptée à l’Assemblée à 419 voix pour et 116 contre. Le gouvernement a pu s’appuyer sur la droite et l’extrême-droite pour faire passer sa loi ultra-sécuritaire. LR a par exemple souligné en parlant de la loi : « On n’a jamais dans notre histoire voté contre des moyens supplémentaires pour les forces de l’ordre. » Même son de cloche pour Marine Le Pen qui a qualifié le passage de loi LOPMI de « petite victoire idéologique ».
Parmi la myriade de mesures qu’il contient, on trouve les nouvelles amendes forfaitaires délictuelles. Renaissance, la droite et l’extrême droite appelle à interdire purement et simplement le droit de grève, utilisant l’argument récurrent de la « prise d’otage » en parlant des mobilisations actuelles. Il s’agit de sanctions pénales prononcées par un agent de police, directement après avoir constaté l’infraction, sans passer par la case procès. En application du projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur, l’occupation d’un lieu d’étude ou l’entrave volontaire à la circulation pourront être punis directement par les agents de police, avec des amendes atteignant plusieurs centaines d’euros. Un arsenal législatif pour faire peur à celles et ceux qui entreront dans l’action,
La mesure figurait dans le programme présenté par Emmanuel Macron «Pour les délits qui empoisonnent le quotidien», le chef de l’Etat voulait «des amendes forfaitaires, plutôt que des procédures longues».
Le Sénat (droite), le 18 octobre, a voté une dizaine de nouveaux délits notamment aux cas de tags, d’entrave à la circulation, ou d’intrusion dans un établissement scolaire, il s’agit concrètement de réprimer les mobilisations sociales et politiques. Dans cette période d’instabilité sociale et politique importante où les grèves et manifestations pourraient se faire de plus en plus nombreuses, les objectifs du gouvernement sont clairs. Il s’agit encore une fois d’affuter les dispositifs à la disposition des policiers, afin de faciliter la répression de la population, à renforcer la présence policière, à augmenter leurs pouvoirs de répression.
Les salarié(es) n’ont d’autres choix que d’utiliser le dernier levier en leur possession: le droit de grève, dont l’essence est précisément la capacité de blocage, pour enfin se faire entendre! Alors que les mouvements s’étendent et persistent. La police vient de réprimer les grévistes de chez Sanofi à coup de matraque et de lacrymogène au siège de l’entreprise à Paris, dans le cadre de la grève.

Le gouvernement remplit toujours davantage les caisses du patronat.
Le gouvernement a promis de doubler l’enveloppe de l’aide publique pour la décarbonation des entreprises. Alors qu’elles ont ruiné l'environnement de la population et la santé de leurs salariés durant des décennies, cette enveloppe de 5 milliards, passerait à 12 milliards d’euros. Macron prend prétexte de l’écologie pour faire de nouveaux cadeaux aux capitalistes qui inondent leurs actionnaires de dividendes, au 2e trimestre 2022 ils atteignent des niveaux records, la distribution de dividendes versés par les multinationales atteint un record en France avec 44 milliards.
*Les chercheurs de l’Ires estiment à 8,4 % du PIB le montant total des aides publiques reçues par les entreprises en 2019, 205 milliards d’euros, 41 % du budget de l’Etat, dont 64 milliards d’allègements de cotisations sociales ! Montant exorbitant financé par une hausse de la fiscalité des ménages et par la dette publique.
*En 2021, à la fin mars 206 milliards d’euros ont été mobilisés pour les entreprises, soit 9% du PIB français. En 2021 l’impôt sur les sociétés n’était que de 36,4 Mds €;
*Les aides publiques aux entreprises coûtent une fortune au budget et nourrissent la dette publique 60 milliards budgétés en 2023 pour simplement payer les intérêts.
*L’Observatoire des multinationales a calculé que l’an dernier, les dirigeants du CAC40 ont empoché en moyenne 6,6 millions d’euros chacun. Soit 413 fois le SMIC.
*Les 10 plus grandes fortunes françaises pèsent plus de 500 milliards €. Les 1 % les plus riches bénéficient de 10 % des revenus, si on élargit aux 10 % les plus riches, ils captent un tiers des revenus et 60 % du patrimoine en France !
*Parallèlement, les bénéfices des entreprises du CAC 40 se sont envolés : 156,7 milliards d’euros en 2021, avec un chiffre d’affaires en progression de 38 %, et 57 milliards versés aux actionnaires. Deux fois plus qu’en 2019, malgré la crise du Covid-19, puis celle de l’énergie, et de la guerre en Ukraine.
*Stellantis – fusion des groupes PSA et Fiat-Chrysler 13 milliards de bénéfice a réduit ses effectifs de 17 000 postes.
*la profitabilité des entreprises du CAC 40, est passée de 3,1 % à 10,9 % en un an.
*l’Observatoire des multinationales révèle que le CAC 40 détient 14,3 % de filiales dans les paradis fiscaux et même un quart pour le géant du luxe LVMH, propriété de la première fortune de France.
Macron et son gouvernement empilent les dispositifs et distribuent les milliards aux entreprises : 10 milliards d’euros pour payer leurs factures d’énergie.
Toujours le même but poursuivi: pouvoir accélérer la mise en œuvre de leurs objectifs: accroitre leurs profits.
De leur côté, les salariés ont vu leur paye péniblement augmenter de 2,5 % en 2021. D’après une étude récente de la DARES, un tiers des salariés du secteur privé sont des travailleurs pauvres, dont une majorité de femmes (39 %, contre 28 % pour les hommes), cette pauvreté au travail est durable dans le temps, 37 % des travailleurs pauvres une année donnée le sont encore quatre ans plus tard En moyenne, 4,6 millions de salariés touchaient moins de 1000 € par mois, 700 € en moyenne pour les 250 000 aides à domicile et aides ménagères… les mauvaises conditions de travail se combinent.au temps partiel, le temps de déplacement entre chaque patient n’est pas compté dans le temps de travail.
Une explosion de la pauvreté 69 % de ceux qui ont poussé la porte du secours catholique vivaient en-dessous du seuil d'extrême pauvreté, avec moins de 755 euros par mois. Avec l'inflation, la situation s’est considérablement aggravée.
Les Restos du cœur se montrent très inquiets et illustrent leur alerte par des chiffres : 12 % de personnes inscrites en plus depuis avril, 15 % de familles en plus, et 25 % de présence supplémentaire d'enfants en bas âge. « Ces chiffres nous inquiètent au plus haut point », et d'appuyer : « On voit aussi de plus en plus de familles à la rue. Avant, les enfants étaient prioritaires, mais le 115 est saturé, alors certains ne le sont plus »…Dans une société qui regorge de richesses, la montée de la misère est une condamnation de plus de ce système.

Pas d'autre choix pour les travailleurs que de créer par leurs luttes un rapport de force qui contraigne le patronat et le gouvernement à satisfaire leurs revendications.
C’est bien dans les luttes, dans les entreprises et dans la rue et non pas à l’Assemblée que ça se joue. On peut le constater, le recours répété au 49.3 illustre la difficulté du gouvernement à dégager des majorités à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron presse les Républicains de s’allier à la majorité dans un discours clairement adressé à la droite. Ces derniers au Sénat ont durci la proposition de loi de l’assurance chômage. Les jeux politiciens à l’assemblée nationale ne permettent pas de construire un rapport de forces contre le capital et contre Macron a son service. Le RN est au service du capital, il en donne chaque jour des preuves, la NUPES ne met nullement en cause le capitalisme, elle s’en accommode, elle n’appelle pas à la lutte de classe, les amendements qu’elle dépose à l’assemblée, laissent les mains libres au capitalisme pour continuer à exploiter le peuple ainsi Ruffin (F.I) dans l’OBS se déclare social démocrate… pour le compromis… pour un monde moins pire ça serait déjà mieux…il faut que l’on tire tous dans le même sens, entreprises, travailleurs, classes supérieures…
Macron menace et prêtant dissoudre l’Assemblée Nationale « Au RN, nous ne craignons pas les menaces de dissolution. (…) L’urgence c’est l’alternance. » dit Marine Le Pen. Elle joue une partition alternant soutien au gouvernement à l’Assemblée et défense du programme patronal. Les députés RN jouent avec la motion de censure, mais en réalité ils ont tout intérêt à laisser pourrir la situation afin d’en récolter un maximum de fruits, le moment venu. Les députés LR n’ont rien de bon à attendre d’élections anticipées. La NUPES, Verts, PS et PCF ne sont pas prêts à perdre leurs sièges. Tout ce petit monde s’arrange, ils savent que les motions de censure ne passeront pas. La constitution anti-démocratique de 1958, préserve et protège les intérêts du capital et permet de mettre en œuvre la feuille de route du MEDEF.
Les péripéties parlementaires se suivent et se ressemblent : amendements, « 49.3 », motions de censure ; nouveaux amendements, nouveau « 49.3 », nouvelles motions de censure ; etc. dans l’indifférence générale de la masse des jeunes et des travailleurs, lesquels n’attendent plus rien de positif de cette Assemblée nationale, à juste titre

A l’international les réunions s’enchainent du G7 , au G20, 80% de l’économie mondiale, de l’ASEAN organisation regroupant dix pays d'Asie du Sud-Est, à la cop 27…
La redéfinition des rapports de forces régionaux et mondiaux ne fait que s’approfondir. Aucun continent n’échappe à cette lutte acharnée, c’est vrai en Europe, on le voit avec l’Ukraine, c’est vrai sur le continent Africain, en Asie et en Amérique.
Nous devons mesurer les dangers que représentent ces luttes et ces guerres impérialistes qui s’accompagnent d’une montée en puissance des capacités militaires des États. Les budgets explosent et les marchands de canons se frottent les mains sur les profits qu’ils vont réaliser.
En France l’armée et les industriels mettent en place l’économie de guerre voulue par Macron.
Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, les chefs d'Etat-Major et les industriels explorent des pistes pour produire davantage, plus vite et moins cher. Deux séminaires ont eu lieu début septembre et mi-novembre.
Selon l'entourage du ministre des Armées, des décisions ont été prises avec des commandes déjà passées et validées parfois en quelques jours ou semaines. Pour permettre aux industriels de lancer les productions sans attendre que la commande soit notifiée par la DGA, des lettres de contrats seront émises. Ces avant-contrats seront pour les entreprises comme une promesse d'achat.
Le budget est désormais qualifié de "finances de guerre". Le budget de la loi de programmation militaire (LPM) en cours (2019-2025) ou à venir (2024/2030) pourrait ne pas suffire !
Le ministère des Finances tablerait sur 375 milliards d'euros pour la prochaine LPM, les militaires l'estiment à 430 milliards.. Plusieurs pistes sont explorées depuis un financement sur les marchés bancaires, les fonds d'investissement et même une épargne qui permettrait au grand public d'investir dans les industries militaires. "On travaille sur ce point avec Bercy", a assuré l'entourage de Sébastien Lecornu.
Crise environnementale, guerres, spéculation sur les prix des denrées alimentaires, autant de dégâts d’un système économique où l’objectif est de faire le profit maximum dans la concurrence acharnée que se livrent les grands monopoles capitalistes.
Le capitalisme et ses conflits armés qu’il organise font des millions de victimes. Tous, sans exception, sont menés pour asseoir la domination du capitalisme, pour contrôler les sources d’approvisionnement et les marchés mondiaux. Afin d’imposer de force sa domination, l’impérialisme pille des pays entiers, déclenche des guerres, foule aux pieds l’indépendance des nations et des peuples. Une personne meurt de faim dans le monde toutes les quatre secondes, 345 millions de personnes victimes de « faim aiguë », nombre qui a doublé depuis 2019.
Pour nous, comme de nombreux partis communistes, la question de l'impérialisme doit être clairement identifiée, comme celle du capitalisme moderne mondialisé et globalisé.
Notre brochure : « Guerre en Ukraine : une étape dans la montée vers un conflit plus large au sein du système impérialiste » doit être largement diffusée.
Je rappelle l’initiative "La victoire du peuple algérien sur l'impérialisme français", le samedi 3 décembre de 14h00 à 18h00 avec la participation d'historiens et de militants algériens et français. Possibilité de participer en Zoom.

Dans cette période de luttes, utilisons notre journal et nos tracts pour aller à la rencontre des travailleurs.
Il faut aller plus loin dans les luttes, frapper beaucoup plus fort, développer un mouvement plus large, plus puissant. L’urgence est de préparer une lutte massive contre toutes les attaques antisociales du gouvernement de Macron. Dans cette période la lutte de classe va se développer. Les moyens mis en œuvre par ceux qui veulent réduire la lutte de classe ou la détourner de son objectif ne manquent pas.
C’est seulement la lutte sans ambiguïté contre le capital, rejetant les fausses solutions d’où qu’elles viennent qui changera les choses. Tout ne dépend pas de nous, mais nous pouvons modifier beaucoup de choses si nous déployons encore plus notre activité. Notre Comité National doit être porteur de ses objectifs en impulsant des initiatives, des réunions, des aides politiques aux départements. Une intense bataille économique et idéologique nous attend.
Au prochain comité national on décidera de la date et du lieu de notre Congrès.
L’actuelle crise inflationniste est la conséquence de nombreux facteurs, tous liés au capitalisme et à sa course aux profits : la « reprise » chaotique après la pandémie, la perturbation des chaînes de production et d’approvisionnement, les énormes quantités de liquidités dont les Banques centrales ont arrosé les marchés depuis 2008 et la guerre en Ukraine. Il n’y pas d’autre choix que la lutte permanente contre le système capitaliste jusqu’à l’abattre, seule solution pour changer totalement de politique et de société en France. Voilà camarades. Je vous invite à débattre.

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