Gantry 5

 

N° 958 01/01/2026  La Palestine constitue un enjeu central, un point nodal de l’affrontement entre les travailleurs et les puissances impérialistes, cœur du système capitaliste actuel.
Malgré les indifférents ; celles et ceux qui ne sont que dans la pitié « humaniste » ; celles et ceux qui défendent une conception changée de l’antisémitisme, dont la lutte devient la défense absolue de l’entité sioniste génocidaire ; celles et ceux qui nous bassinent avec les billevesées du soi-disant droit international ; le Parti Révolutionnaire Communistes continue d’apporter son soutien à la lutte de libération nationale du peuple palestinien, à sa Résistance armée qui mène le combat contre le prolongement organique de l’impérialisme occidental.
 
Les sionistes éloignent les témoins
Tout ce qui se passe en ce moment se fait sous nos yeux, comme le génocide depuis 1948, en mode accéléré depuis plus de deux ans.
L’État colonial sioniste vient de décider de jeter hors de Gaza 37 organisations humanitaires dont les plus connues. Aucun autre État en guerre n’avait fait cela depuis que ces organisations existent. Mais l’entité sioniste n’est pas en guerre, elle perpètre un génocide afin de se préserver ; sa nature est intrinsèquement génocidaire.
Le Parti Révolutionnaire Communistes ne fait pas partie des admirateurs béats de ce qu’il est convenu d’appeler l’humanitaire. On sait que les ONG n’ont souvent de non gouvernementales que le nom. Les organisations humanitaires en dehors de l’UNRWA à Gaza ne sont pas exemptes de défaut, comme le fait de recruter des soignants qui seraient plus à leur place dans les hôpitaux palestiniens que dans les structures humanitaires, ou de ne pas prendre en compte le degré de compétence des médecins des hôpitaux gazaouis, bref d’être à côté des structures soignantes existantes et non à l’intérieur.
Pour autant, au stade où nous en sommes du génocide, les habitants de Gaza ont besoin de ces structures ; et ce d’autant plus que si elles sont épinglées par l’État colonial sioniste, c’est parce qu’elle se refusent à contribuer à son œuvre de nettoyage ethnique et de conquête de la Bande de Gaza.
Chasser les humanitaires, dans le même temps où l’armée d’occupation décide de ce qui peut ou non entrer à Gaza, c’est poursuivre autrement le génocide. On se souvient de l’utilisation d’une pseudo organisation US pour nourrir les Gazaouis, qui avait surtout permis d’en tuer et blesser un maximum.
 
La farce du « droit international »
Les thuriféraires du « droit international » et de son respect sont bien embêtés. Les États impérialistes occidentaux laissent faire l’entité sioniste, se contentant de condamner tel ou tel aspect, sans prendre aucune mesure de sanction contre l’État colonial sioniste. Pire, le sous-ministre français Benjamin Haddad soutient publiquement la mise à l’écart des associations humanitaires.
L’entité sioniste élimine consciencieusement les témoins, par les bombardements, en tuant journalistes et médecins, par le kidnapping, par la faim et les dirigeants du monde entier ferment les yeux parce qu’il y aurait un prétendu « cessez-le-feu », dont Trump a dit que les sionistes le respectaient à 100 % alors qu’ils le violent tous les jours.
Quelques États essaient de donner le change : l’Espagne prend de vraies mesures de sanction, dénonce le génocide des sionistes, de manière à mieux cacher sa complicité avec le Maroc colonial au Sahara Occidental et vote pour la scandaleuse résolution franco-saoudienne de septembre 2025, promouvant la création sous condition d’un bantoustan désarmé et servant de matrice au « plan de poursuite de la colonisation » de Trump. La Belgique se joint à l’Afrique du Sud à la Cour Internationale de Justice, mais s’apprête à retransmettre le concours de l’Eurovision et a voté la même résolution scandaleuse. Entre parenthèse, nous attendons toujours des nouvelles de la fameuse CIJ, qui a parlé de risque de génocide il y a bientôt deux ans, mais qui ne se décide toujours pas à caractériser et condamner ce génocide.
Enfin, cerise sur le gâteau, la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU qui avalise le scandaleux plan colonial de Trump, avec le vote favorable de l’Algérie et l’abstention honteuse des impérialistes rivaux des USA, la Russie et la Chine. Il va devenir difficile à nos fans du droit international de dire que l’ONU ; censé être son temple, ne le respecte pas, alors que c’est elle qui le promulgue et qui ferme les yeux quand il n’est pas respecté.
Il n’y a rien à attendre du « droit international », droit de l’impérialisme dominant, ni des instances internationales, encore moins des États occidentaux, même de ceux apparaissant comme un peu plus sympathiques que les autres.
 
Utilisation d’un pseudo antisémitisme et horreur du sionisme
Dans un pays qui connaît une répression intense contre les défenseurs de la libération nationale de la Palestine, nous savons que l’utilisation de la lutte contre l’antisémitisme est une construction idéologique. Et ce n’est pas nouveau. L’ancienne ministre sioniste de gauche Shulamit Aloni, fondatrice du parti de gauche Meretz, avait déclaré, lors d’une interview à une journaliste US en 2002 à propos de l’antisémitisme : « Eh bien, c'est une ruse, on l'utilise toujours. Quand quelqu'un en Europe critique Israël, on ressort l'Holocauste. Quand, ici, on critique Israël, on est traité d'antisémite. Cette organisation[1] est puissante et dispose de beaucoup d'argent. Les liens entre Israël et l'establishment juif américain sont très étroits, et cette organisation est très influente aux États-Unis. Comme vous le savez, elle a du pouvoir, ce qui est normal. Ce sont des gens talentueux, ils ont le pouvoir, l'argent, les médias, etc. Leur attitude est : "Israël, c'est mon pays, qu'il ait raison ou tort". Ils ne sont pas prêts à entendre la critique. C'est très facile de traiter d'antisémites ceux qui critiquent certains actes du gouvernement israélien, de ressortir l'Holocauste et les souffrances du peuple juif, et cela justifie tout ce que nous faisons. ».
Il s’agit clairement d’une entreprise d’exploitation de l’Holocauste et de l’antisémitisme pour protéger Israël des critiques. Nous l’avons écrit récemment : lier, d’une manière ou d’une autre, l’État colonial sioniste aux rescapés de l’Holocauste est une imposture, une construction fausse historique et politique. Si le sionisme a bel et bien utilisé le judaïsme, il n’en demeure pas moins une construction coloniale de substitution, décidée et mise en place bien avant la Nuit de Cristal.
Nous avons récemment exprimé notre opinion sur l’existence d’un « prolétariat israélien » à laquelle nous ne croyons pas. Le statut de colon de substitution ne le permet pas. C’est ce même statut qui entraîne l’adhésion systématique de tous les citoyens à part entière de l’État colonial sioniste à toutes les exactions qu’il commet, notamment au génocide. Il existe de nombreux exemples de sionistes appelant à éradiquer les Palestiniens, sous telle ou telle forme, de l’appel clair au meurtre généralisé à la formule de Haïm Korsia[2] disant que « tout le monde est content qu’Israël finisse le boulot ».
Voici un exemple récent de la mentalité des descendants de colons européens en Palestine occupée. Des internautes ont révélé le 30 décembre sur X que des soldats et leurs familles visionnent un film sur Gaza, puis observent la destruction et le génocide qui s'y déroulent à l'aide d'un télescope, moyennant cinq shekels par personne (1,60 $) Cette scène illustre l'extrême brutalité et le sadisme qui gangrènent la société.
Cela met hors service le logiciel de celles et ceux qui ne s’en prennent qu’à « Netanyahu d’extrême-droite » et/ou de celles et ceux qui parlent de « solution à deux États ». La société de l’entité sioniste est totalement gangrénée par le poison colonial de substitution, un fascisme raciste et génocidaire. Le problème, c’est le sionisme. La solution c’est la fin de l’État colonial !
 
En conclusion
En cette nouvelle année, le Parti Révolutionnaire Communistes souhaite bon courage à tout le peuple palestinien et à sa Résistance armée. Depuis le « Déluge d’Al-Aqsa », le roi sioniste est apparu aux peuples du monde plus nu que jamais. La solidarité des travailleurs et des peuples est le seul allié de la Palestine. Le combat de la Résistance palestinienne, qui affronte directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète.
L’État colonial sioniste tombera ! C’est le sens de l’histoire ! Et la nation palestinienne sera enfin libre, du Jourdain à la mer!
[1] Il s’agit du Congrès juif américain, une sorte de CRIF nord-américain.
[2] Le « Grand rabbin » de France, qui a été relaxé par la « justice », malgré ces propos.