Gantry 5

 

N° 976 07/05/2026  Des nouvelles de Palestine et du Liban
A Jérusalem-Est, pour la première fois depuis l'occupation de 1967, l’État colonial sioniste expulse un quartier palestinien entier à Jérusalem.
Le quartier de Silwan, situé près du Bassin sacré, du Mont du Temple et de la mosquée Al-Aqsa, abrite de nombreux sites archéologiques et historiques d'une importance exceptionnelle. En avril 2026, environ 1 800 habitants de Silwan étaient menacés d'expulsion, après que des centaines d'entre eux avaient déjà été déracinés et s’étaient retrouvés sans abri ces deux dernières années. À Baten al-Hawa seulement, 33 familles ont déjà été expulsées et 53 autres, dont 130 enfants, sont menacées du même sort. A Al-Bustan, les sionistes ont déjà démoli 48 maisons et prévoient de démolir celles de 123 autres familles, ceci  entraînera l'expulsion d'environ 1 450 personnes.L'expulsion de Silwan s'inscrit dans le cadre de la politique de nettoyage ethnique accélérée depuis trois mois dans toute la Cisjordanie.
 
Les tribunaux coloniaux de l’entité sioniste ont prolongé de deux jours la séquestration de Saif et Thiago.
L’armée coloniale sioniste a capturé et kidnappé près de 180 militants de la flottille Sumud, après avoir arraisonné les bateaux dans les eaux internationales. Le gouvernement grec a laissé les bateaux pirates sionistes relâcher 175 d’entre eux en Crète, mais le brésilien Thiago Avila et l’hispano-palestinien Saif Abu Keshek ont en revanche été détenus et rapatriés en Palestine occupée. Ils ont été présentés au tribunal d’Ascalon où les juges coloniaux ont décidé de prolonger de deux jours leur détention. Durant leur séjour dans la prison de Kishma, les deux militants ont été maltraités et torturés. Thiago Avila, levé pour la deuxième fois par les pirates de la marine sioniste a notamment reçu des coups au visage.
Ces témoignages ont été corroborés par les déclarations d’autres militants libérés. L’Espagne a condamné son enlèvement. Le Premier ministre Pedro Sánchez a exigé sa libération immédiate et a réaffirmé l’engagement du pays à protéger ses citoyens et à faire respecter le droit international.« Nous exigeons la libération du citoyen espagnol détenu illégalement par le gouvernement de Netanyahu », a-t-il déclaré. Evoquant la flottille et les risques encourus par les militants, il avait précédemment dit : « Ce n’est ni un voyage, ni du tourisme. Par ailleurs, aucun de ces risques n’est comparable, même de loin, à ce que les Palestiniens endurent quotidiennement depuis 1948. ».
Le Brésil a également condamné le kidnapping de Thiago Avila et exigé sa libération.
Rappelons que, selon le mythique « droit international », il n’existe aucun fondement juridique à l’application extraterritoriale de ces infractions aux agissements de citoyens étrangers en eaux internationales. Le droit international du réel, c’est l’impunité totale de l’entité coloniale sioniste, prolongement organique de l’impérialisme occidental.
 
Au Liban, les sionistes essaient de cacher certaines destructions et ciblent les journalistes
L’armée d’invasion sioniste continue de bombarder le sud-Liban et, partout où elle est présente au sol, détruit les bâtiments, exactement comme elle a fait à Gaza. Elle a récemment détruit, au moyen de bulldozers, le couvent de Yaroun. Le journaliste libanais Arthur Sarradin a documenté la chose. Mais les sionistes l’ont accusé de mentir et ont produit une photo d’un bâtiment en bon état, s’avèrant être un dispensaire de l’ordre de Malte, situé non loin de l’ancien couvent. L’ambassadeur de l’entité sioniste en France, Zarka, s’est pleinement compromis dans ce récit mensonger.
Répondant aux mensonges de Zarka l’ayant mis nommément en cause, Arthur Sarradet a appuyé ses dires par des photos voit les engins à l’œuvre et déclaré : « Si l’armée israélienne ne tirait pas sur le moindre journaliste entrant dans la région, nous pourrions proposer une documentation plus exhaustive. ». Sur plusieurs photos, on peut voir que la partie chrétienne du village a été presque entièrement rasée.
Des journalistes français et libanais ont dénoncé les menaces pesant sur Sarradin. Voici comment Meriem Laribi le caractérise : « Quand on est représentant d’une entité qui a tué plus de 320 journalistes en moins de trois ans et qu’on s’adresse ainsi directement à un journaliste pour tenter de le décrédibiliser, cela ressemble à une menace. ».
 
Les suites de l’agression impérialiste contre l’Iran
Dans une situation confuse où l’Iran dément être responsable des dernières attaques visant les Emirats Arabes Unis, dont les dirigeants accusent l’Arabie saoudite de ces attaques, la position des dirigeants états-uniens est toujours pour le moins variable. Voici pourtant les derniers échos, jusqu’à nouvel ordre.
Trump annonce suspendre l’opération « projectfreedom » deux jours après son lancement, expliquant officiellement qu'il suspend cette opération d'escorte de navires par l'US-Navy dans le détroit d'Ormuz afin de «voir si un accord peut être signé avec Téhéran». Rubio ajoute que les objectifs en auraient déjà été atteints... 2 jours après le lancement et l’opération « Epic fury », nom de code de l’agression impérialiste, est terminée. Toutes ces explications paraissent bien vaseuses. En réalité, Trump a vraisemblable jugé bon de faire une énième volte-face et de suspendre l’opération à cause peut-être de deux événements : la disparition d’un avion ravitailleur US probablement abattu par les Iraniens, les événements aux Emirats pour lesquels les dégâts sont cachés par les media impérialistes occidentaux.
Jour après jour, il se confirme que les États-Unis sont tragiquement empêtrés dans un conflit irréfléchi, et en tout cas, ne sont pas arrivés à leur but. Trump a manifestement complètement sous-estimé la puissance militaire de l'armée iranienne, l'intelligence stratégique et tactique des dirigeants iraniens, et, surtout, les réactions d’un peuple agressé par une puissance impérialiste, fût-elle l’impérialisme dominant. Les déclarations à l'emporte-pièce de Trump, suivies systématiquement d'une piteuse volte-face, sont la meilleure preuve de l’embarras, pour ne pas dire plus, dans lequel se trouvent les dirigeants US.
Ce que nous pouvons dire aujourd’hui est : quoi qu’ils disent parfois, les dirigeants US n’ont absolument pas atteint leurs objectifs et se sont heurtés à un mur.
 
Des nouvelles de la répression d’État en France
Mercredi 6 mai a lieu la première audience du procès d’Omar Alsoumi, porte-parole d’Urgence Palestine.Depuis des mois, Omar fait partie des personnes ciblées par la répression frappant le mouvement de solidarité avec la libération nationale de la Palestine. Derrière ce procès, existe une volonté claire : faire payer celles et ceux défendant la Palestine libre et faire peur à toutes celles et tous ceux non encore épinglés.
Depuis octobre 2023, des centaines de personnes ont été poursuivies, inquiétées ou sanctionnées à cause de leurs prises de parole sur la Palestine. Mais, depuis près d’un an, ce sont particulièrement les partisans de la libération totale de la Palestine, celles et ceux qui dénoncent l’État colonial sioniste. Partie prenante  du bloc impérialiste occidental l’État bourgeois français se doit de soutenir le prolongement organique de cet impérialisme et le génocide en cours à Gaza, par tous les moyens, donc en s’attaquant férocement à ceux dénonçant vraiment la guerre coloniale et ceux qui la soutiennent.
Dans son livre Enfant de Palestine, Omar raconte aussi ce que signifie vivre sous cette répression : « Perquisitions, gardes à vue, assombrissent depuis longtemps le quotidien de nos luttes antiracistes et anticoloniales. ».
 
Un Communiqué du Parti Communiste Palestinien
Nous publions un extrait du communiqué publié par le PCP (Parti Communiste Palestinien) à l’occasion du premier mai, car il résume fort bien la situation et les positions des communistes : « Le 1er mai arrive, le 140e anniversaire des luttes des travailleurs de Chicago, avec un pincement au cœur et une détermination inébranlable dans nos bras. Nous commémorons cette journée internationale alors que le peuple palestinien livre les combats les plus acharnés pour sa survie contre la machine de guerre sioniste, soutenue par les puissances impérialistes mondiales menées par les États-Unis d'Amérique. Le 1er mai n'est pas seulement une fête, mais une étape importante pour renouveler l'engagement à lutter contre la barbarie du capitalisme dans sa forme la plus brutale : le colonialisme de peuplement sioniste.
Ô travailleurs de Palestine ! Notre analyse marxiste-léniniste de la réalité actuelle confirme que ce que vit notre peuple n'est pas simplement un différend frontalier, mais une lutte existentielle où l'oppression nationale est inextricablement liée à l'oppression de classe.L’entité sioniste, en tant qu’avant-poste avancé de l’impérialisme, pratique aujourd’hui un génocide dans la bande de Gaza et cherche en Cisjordanie à transformer les Palestiniens en un prolétariat déplacé par la confiscation des terres et le terrorisme des colons. ».
Cet extrait montre aussi, s’il le fallait, que la Résistance en Palestine est debout et sait ce qu’elle a à faire.
 
En conclusion
Ne perdons pas de vue l’objectif : la libération nationale de la Palestine. Les autorités françaises l’ont bien en tête, quant à elles. C’est pourquoi Aurore Bergé prépare la deuxième mouture de la loi Yadan. Le plan est toujours le même : réprimer les partisans de la libération nationale de la Palestine, comme on ne peut les faire taire.
Cet acharnement de nos gouvernants à légiférer contre le soutien à la libération nationale de la Palestine, alors même que la justice fait déjà amplement le travail répressif, démontre ceci, s’il est plus faible qu’ailleurs, le mouvement de solidarité avec la libération nationale de la Palestine est bien présent et gêne considérablement l’ordre établi. La cause palestinienne affronte partout, mais spécialement en France le silence, la désinformation, la censure, la répression et la volonté de formater. Mais il en est de l’information comme de la vérité sur l’entité sioniste, malgré les menaces, la censure, les pressions, le monde sait. Le combat des dirigeants sionistes, de nos propres dirigeants impérialistes et des media serviles pour empêcher qu’on connaisse à la fois la situation coloniale, le vrai visage de l’État colonial sioniste et son délabrement actuel est totalement vain. Continuer inlassablement de défendre la libération nationale est le seul moyen d’avancer sur la compréhension de la question coloniale et de lutter contre tous les obstacles. Partout, contre la falsification au service de l’impérialisme occidental, la criminalisation de l’anticolonialisme, pour la défense de la vérité et de la libération nationale de la Palestine, en faveur d’un discours clair sur le colonialisme, on trouvera les militants du Parti Révolutionnaire Communistes.Les barricades n’ont que deux côtés, comme disait Elsa Triolet. C’est la libération nationale de la Palestine ou la soumission d’une manière ou d’une autre à l’ordre colonial.
Pour le Parti Révolutionnaire Communistes, le combat de la Résistance palestinienne, qui affronte directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète ; les Palestiniens sont un peuple acteur de sa propre histoire, en lutte contre le sionisme, l'impérialisme et la réaction, pour sa libération nationale, un long combat dont nous devons reconnaître la centralité et le caractère stratégique pour notre propre émancipation.
L’État colonial sioniste tombera, c’est le sens de l’histoire ; et la Palestine sera libre de la mer au Jourdain !