N° 988 28:07/2026 Depuis des semaines, le massif forestier en France, mais aussi celui dans les pays voisins, en particulier méditerranéens, sont la proie de violents incendies ayant déjà dévoré des dizaines de milliers d'hectares. Ces incendies ont contraint à l'évacuation de dizaines de milliers de personnes essentiellement dans la région de Bordeaux. Des maisons ont été détruites par les flammes et plus grave encore, trois sapeurs-pompiers ont été fauchés dans leur lutte contre ces incendies, des dizaines d'autres étant gravement blessés.
Notre première pensée va vers les familles et les proches de ces soldats du feu tombés en accomplissant, comme ils le font toujours et sans relâche leur devoir de protection des populations et aussi vers les populations, plus de 220.000 personnes, forcées d'abandonner leur domicile et qui parfois ont perdu tous leurs biens. Nous pensons également aux nombreux salariés dont les entreprises sont à l'arrêt du fait de la situation.
La violence et l’étendue des incendies en cours trouvent des explications dans les conditions météorologiques estivales particulièrement sévères conduisant à une sécheresse prolongée favorisant la propagation des flammes. Dans ces conditions, les départs de feu pouvant avoir des causes humaines dues à des imprudences ou des actes volontaires malveillants, mais aussi des causes naturelles : orages, inflammation spontanée des tourbières, prennent rapidement des proportions importantes et parfois dramatiques.
Les Macron, Lecornu et bien d'autres en charge ou antérieurement en charge des affaires publiques se contentent de s'en tenir à ces aspects, en oubliant leurs responsabilités dans l'état de dégradation de la forêt et des services publics de protection jouant un rôle majeur pour contenir ou non l'intensité de la catastrophe en cours.
Souvenons nous, déjà en 2013, une grande manifestation des pompiers eut lieu à Grenoble pour de meilleures conditions de travail. La réponse du pouvoir fut violente. La police a chargé et a tiré des balles en caoutchouc. Quentin, soldat du feu, y a perdu un œil. Le 16 juillet 2010 à Nice, lors d’une autre manifestation de pompiers, un policier avait été photographié en train de mettre en joue à très courte distance des pompiers en tenue, désarmés, avec un lanceur de grenade.
Le 15 octobre 2019 à Paris, les pompiers organisaient une grande manifestation afin de réclamer des moyens et des salaires décents. La répression policière avait été d’une extrême violence. Un pompier avait été éborgné par un tir de grenade. La victime, sapeur-pompier professionnel du Service départemental d’incendie et de secours de Dijon, garde des séquelles à vie. Le 28 janvier 2020, même scénario : des dizaines de grenades explosives jetées contre les pompiers, des blessés innombrables, des nasses et des arrestations. Et toujours pas de réponse aux revendications. Pas plus qu'après la manifestation de 2024.
Le gouvernement a fait la sourde oreille aux alertes répétées des professionnels et des volontaires de la profession. Il a fait d'autres choix, comme celui d'engraisser les profits capitalistes et de préparer la guerre impérialiste. De ce fait, les moyens de lutte contre les grands incendies sont sans commune mesure avec les nécessités des moyens pour les limiter et les combattre. Selon des déclarations de pompiers à la revue Contre Attaque1 : " Il manque plus de 300 camions-citernes» alertait un syndicat de pompiers il y a quelques jours dans les médias. Après les incendies, déjà terribles, de l’année 2022, Macron avait fait des belles promesses : un «pacte» pour remplacer les véhicules vieillissants. Mais «la perte de 1000 engins entre 2004 et 2020» n’avait pas été compensée par les commandes, estime Sébastien Delavoux de la CGT. Un autre pompier syndicaliste interrogé par 20 Minutes expliquait que les vieux camions étaient même devenus dangereux, puisqu’ils «ne correspondaient plus aux normes minimales de sécurité pour protéger les sapeurs-pompiers à bord». Il manque aussi des avions : la France ne compte que 20 bombardiers d’eau, dont 12 Canadair vieillissants et 8 avions Dash."
Lorsqu'il était premier Ministre G. Attal a annulé 53 millions de crédits destinés à la sécurité civile2. La sénatrice Les Républicains Françoise Dumont écrit ainsi, dans un avis rendu en fin 2024 au Sénat3 : " cette annulation a contraint la DGSCGC [la direction générale de la sécurité civile] à renoncer à la perspective de commande de deux Canadair ". En revanche, aucune annulation de crédit, bien au contraire n'a été imputé au budget de la guerre qui, lui, a augmenté très fortement. Ainsi, la loi de programmation militaire 2026 revue en mai pour la période 2024-2030 c'est 436 milliards d'euros soit +36 milliards sur 3 ans pour l’armée !
Mais il n'y a pas que le nombre de canadair en jeu, il y a aussi leur entretien et la pénurie de pilote4. De son côté l'Office National des Forêts a vu fondre ses effectifs de 15.000 à 8.000 agents en moins de quarante ans. Tout le montre, le pouvoir porte une lourde responsabilité dans le délabrement du service public et des moyens mis à disposition pour faire face aux catastrophes et protéger la population.
Alors oui : soutien aux pompiers et à tous ceux travaillant dans ces moments si difficiles à la protection de la population, solidarité avec la population touchée par les sinistres et honte aux politiciens, lesquels depuis des dizaines d'années s'emploient à liquider les services publics afin d'assurer les profits d'un système capitaliste prédateur de l'Homme et de la nature. N'oublions rien !
1 https://contre-attaque.net/2026/07/25/les-pompiers-reprimes-hier-envoyes-dans-les-brasiers-aujourdhui/
2 https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/07/17/deux-canadair-annules-par-gabriel-attal-le-vrai-du-faux-sur-les-moyens-de-la-france-face-aux-incendies_6724131_4355770.html
3 https://www.senat.fr/rap/a24-150-13/a24-150-13_mono.html
4 https://www.huffingtonpost.fr/france/article/manque-de-canadair-effet-d-annonce-sur-l-a400m-la-charge-de-ces-pilotes-face-aux-feux-dans-le-sud-ouest_294461.html
N° 987 23/07/2026 Le budget 2027 est en préparation. Afin de respecter le « dogme » de 3 % de déficit, il faudra réduire les dépenses publiques d’au moins 40 milliards en 2027 et cela sans intégrer les engagements comme la loi de programmation militaire (+36 milliards sur 3 ans pour l’armée), ou encore la charge des intérêts de la dette qui pourrait, elle, progresser de 46 milliards d’euros entre 2026 et 2030, pouvant atteindre 124 milliards d’euros ponctionné sur le dos des travailleurs par les vampires de la finance. Sur la même période, la contribution dédiée à l’Union européenne (+ 10 milliards d’euros), la part française des aides européennes et le soutien à l’Ukraine, la France a engagé plus de 12 milliards d’euros entre février 2022 et début 2026, L’ajustement cumulé d’ici 2032 représente 126 milliards d’euros.
Les jeunes, les salariés, les retraités… vont continuer de prendre de plein fouet les réductions de budget (santé, éducation, culture, recherche, services publics et le gel voire la baisse des salaires, des pensions et des allocations. Les médias au service du capital relaient le discours gouvernemental, se présentant comme un ménage vivant au-dessus de ses moyens où il faut compter chaque euro. Macronistes, RN, et autres partis à la solde du capitalisme oublient l’arrosage les grandes entreprises à coups de milliards de subventions et d’exonérations (plus de 200 milliards par an) dont le seul but est d’augmenter encore les profits des actionnaires. Un xeme rapport commandé par le gouvernement confirme des aides publiques aux entreprises : pléthoriques et difficiles à chiffrer précisément!!!
Un quatuor d’économistes, désigné par le gouvernement souligne qu’il serait « préférable » de conserver des marges de manœuvre supplémentaires afin de tenir compte d’une dégradation de la conjoncture: l’effort à réaliser se chiffrerait alors à 160 milliards d’euros.
Les" experts" appellent à donner la priorité à la maîtrise des dépenses…sans surprise il faut attaquer: « notamment les dépenses sociales », ils plaident pour des « réformes ciblées plutôt que des réductions budgétaires uniformes », invitant aussi à interroger la « pertinence » des mécanismes d’indexation automatique, une démarche jugée « incontournable ». Sont visées les retraites, les pensions, allocations, le SMIC…
Un constat s’impose: le rouleau-compresseur du Capital ne peut être arrêté sans le paralyser par la grève !
Il n’y a rien à attendre des institutions, sans rapport de force concret. L’Assemblée a balayé la pétition contre le nouveau permis de tuer pour la police, ayant récolté plus de 730 000 signatures, passant par-dessus la contestation populaire contre l’impunité policière. L’Assemblée a ainsi avec l’aide de la droite et du RN de Le Pen prolongé le dispositif instauré par la loi de 2017 sous François Hollande et marque un nouveau saut dans l’impunité policière, alors que les tirs mortels ont été multipliés par cinq depuis l’entrée en vigueur de la loi du socialiste Cazeneuve de 2017, le texte de loi RIPOST adopté à l’Assemblée nationale offre un véritable chèque en blanc à la police et à la gendarmerie. Droite et RN ont utilisé cette même méthode sur la pétition contre la loi Yadan, loi visant à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme ayant recueilli plus de 700 000 signatures en avril. Même chose avec la pétition contre la loi Duplomb, dépassant les 2,1 millions de signatures, révélant une profonde colère contre la réintroduction de pesticides particulièrement dangereux pour la santé, finalement réautorisés depuis le vote de la loi dite « d’urgence agricole ».
Certes ces pétitions ont le mérite de rendre compte de l’opposition massive aux mauvais coups, mais on le constate le terrain institutionnel constitue une impasse, l’Assemblée les rejetant d’un revers de la main avec le soutien actif de la droite, du RN, du Centre, de Renaissance…. Les institutions de la Ve République sont taillées pour le capital, permettant aux classes dominantes de s’appuyer sur le parlement et le sénat. Ces initiatives institutionnelles distillent une illusion sur le caractère de l’État. Sa police, sa justice et sa Loi « républicaine » sont au service exclusif du Capital. La délégation de pouvoir à des parlementaires demeure démobilisatrice et démoralisante. L’urgence est à construire une riposte d’ensemble. Une riposte s’appuyant sur les luttes et dans laquelle le mouvement ouvrier a un rôle central à jouer, celui d’organiser une mobilisation massive pour arracher, par la lutte des classes, l’abrogation de toutes les lois racistes, sécuritaires…
L’expérience acquise par le mouvement ouvrier démontre que seule la lutte de classes permet d’arracher et de conserver des conquêtes sociales.
Les travailleurs et les travailleuses se voient imposer des conditions de travail de plus en plus dégradées mettant leur santé et leur vie en danger. Le Patronat veut tout: moins de contraintes, toujours plus d’aides publiques, des cotisations en moins, la libéralisation du Code du travail, la loi du silence sur la pénibilité, la précarité, la mort au travail afin de rechercher des profits, toujours plus voraces au détriment des travailleurs. 500 fermetures d’entreprises au niveau national, 100 000 emplois directs liquidés et près d’un demi-million d’emplois détruits…
Exigeons l’arrêt de cette hémorragie de destruction massive d’emploi industriel, la marche à la guerre, l’appauvrissement de la population, les attaques contre les droits et libertés, la casse sociale et industrielle.
Seule la résistance collective à l’exploitation capitaliste permet à la classe ouvrière de lutter contre la casse de l’industrie, le saccage de l’emploi, le pillage des comptes publics, la guerre menée aux privés d’emplois et précaires, la marche vers la guerre: la seule réponse c’est la lutte. Ce n’est pas le moment de se contenter d’attendre 2027. Des appels d’action sont annoncés pour la rentrée
C'est le moment de mener actions et mobilisations populaires, tous ensemble et convergentes. C’est l’heure de la lutte en faveur des salaires, l’emploi, contre leurs guerres! Pour avancer la seule la voie c'est celle de la révolution mettant en jeu la destruction du mode de production capitaliste nous menant à l'abîme. Pour cela, il faut unir les forces déterminées se battant et n'en pouvant plus de la politique du capital en reconstruisant un courant syndical de lutte de classe et un parti communiste révolutionnaire s’adressant à tous ceux qui luttent et ont intérêt à en finir avec le mode de production capitaliste de domination et d'exploitation.
N° 986 16/07/2026 Les gouvernements préparent la guerre. Le défilé « hors norme » du 14 juillet a servi à montrer nos petits muscles et à conditionner la population au sacrifice dans un prochain conflit. L’État fait étalage de ses dépenses colossales devant 25 chefs d'État et de gouvernement mettant en scène le plus grand déploiement de troupes et d'armes jamais réalisé: 6 700 soldats à pied, 98 avions, 31 hélicoptères, 315 véhicules, 500 soldats internationaux et deux bataillons multinationaux de l’OTAN accompagnaient les militaires français, suivis par 25 soldats ukrainiens, montrant l’implication militaire de la France et de l’UE dans la guerre en Ukraine. Le tout encadré par 7000 policiers et gendarmes déployés dans Paris.
De l’argent, des milliards, coulent à flot pour préparer la guerre! Tous les pays sont engagés dans un réarmement massif. La raison fondamentale: l’économie capitaliste mondiale est plongée dans une crise économique profonde et cette crise attise les rivalités entre grandes puissances. Les rivalités économiques capitalistes mènent inévitablement aux rivalités guerrières pour des intérêts qui ne sont pas ceux des travailleurs. La reprise des bombardements sur l’Iran est là pour nous le rappeler. Les budgets militaires explosent et Macron se vante d’avoir mis en place une « économie de guerre » en démultipliant le budget de l’armée, afin d'atteindre « un effort de défense à hauteur de 2 % de la richesse du pays ». Ce budget a en effet doublé entre 2017 et 2026, passant de 32 milliards à 57 milliards. L’Assemblée a approuvé* il y a quelques semaines une mise à jour de la loi de programmation militaire, prévoyant une hausse de 36 milliards du budget prévu dans les prochaines années faisant passer le budget des armées en 2030 à 75,7 milliards d’euros. Autant de milliards investis dans les engins de mort pour défendre les intérêts de l’impérialisme français à l’étranger et les profits des multinationales de l’armement. Macron dans son discours veut impliquer l’Education nationale dans la voie de recrutement en faveur des armées, avec des classes de défense et de « service national universel », rebaptisé « service national ».
Pendant ce temps Macron inflige aux travailleurs une véritable saignée, chaque jour de plus en plus brutale. L’austérité ravage les services publics et la canicule tue : éducation nationale, classes surchargées, hôpitaux, urgences saturées, déserts médicaux, les transports, en passant par les universités, 160.000 étudiants sans aucune place à la rentrée de septembre. Les travailleurs et en particulier les plus précaires, subissent de plein fouet la casse sociale du gouvernement afin de financer la politique militariste. La pauvreté reste au plus haut, les inégalités atteignent un nouveau record. L’écart entre les plus pauvres et les plus aisés continue de se creuser. La publication de l’Insee montre qu’un tiers de la population est pauvre ! « 15,4 %, son plus haut niveau depuis trente ans ». Les prévisions 2026 de l'OCDE pour la France sont sombres :
*Le chômage dépasserait 8,2 % de la population active cette année en France, du jamais vu depuis 2021. A titre de comparaison, le chômage en moyenne dans les pays développés est de 4,9 %.
*Les salaires seraient en repli après la flambée des prix du printemps. L'institution s'attend à un recul des salaires réels de -0,1 % cette année.
*Une croissance atone du PIB atteignant 0,6 % cette année, le gouvernement avait prévu de son côté une croissance 0,9 % !
*À cela pourraient s'ajouter les conséquences désastreuses des vagues de chaleur sur l'économie.
*Défaillances d'entreprises: la crise s'enracine, au premier semestre 2026 : 36 636 procédures collectives (sauvegardes, redressements et liquidations) ont été comptabilisées, +4,1 % par rapport aux six premiers mois de 2025, menaçant directement plus de 106 000 emplois.
*2025 morts supplémentaires enregistrées en France, chiffre provisoire, une surmortalité induite par la canicule découlant directement de la fragilisation des services publics de santé par les politiques austéritaires portées par la macronie et le soutien du PS, du RN et les gouvernements successifs.
*Des milliers d’hectares de forêt sont dévorés par les flammes face aux moyens des pompiers sous austérité, Pas plus d’avions qu’en 1984, un décret signé par Gabriel Attal alors premier ministre, en février 2024 avait supprimé les crédits destinés à la Sécurité civile et entraîné l’annulation de la commande de deux Canadair supplémentaires.
Les populations survivent en se serrant la ceinture. Le capitalisme nous conduit non seulement à la misère mais aussi à un massacre mondial. L’urgence est à construire une mobilisation nationale par la grève contre la guerre dans les lieux de travail, de sorte à imposer le retrait de la France des guerres impérialistes ! Les travailleurs doivent s’opposer à cette montée du militarisme et de la guerre : « Pas un sou pas une vie pour leur guerre. Une riposte d’ampleur pour les salaires ». Nous ne serons en Paix qu’une fois débarrassés de l’exploitation de l’homme par l’homme, du profit capitaliste, de la loi de la jungle et du plus fort, de la concurrence et de la guerre. Abattre le capitalisme. Construire le socialisme tous ensemble.
*Pour l'adoption : 440 : Rassemblement National. Ensemble pour la République. Socialistes et apparentés. Droite Républicaine. Les Démocrates. Horizons & Indépendants. Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires. Union des droites pour la République. Députés non inscrits.
N° 985 09/07/2026 Marine Le Pen reste condamnée pour corruption dans l’affaire de détournement de plus de 4 millions d’euros d’argent public. La Cour d’Appel l’a condamnée à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique, à quinze mois d’inéligibilité avec exécution provisoire, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros… Mais les juges ont reculé sur le fait de rendre Marine Le Pen inéligible, réduisant sa peine et la calibrant afin d’être candidate à l’élection présidentielle. Les juges invoquant : « la liberté des candidatures » et « le libre choix des électeurs ». Sans surprise, la justice de classe se range du côté des puissants ouvrant la voie à une quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen, se pourvoyant en cassation suite à cette décision. L’appareil d’État aux mains du capital a tranché afin d’avoir Le Pen comme un recours possible face à la crise politique du pays.
Le Pen a parlé d’un « ticket gagnant » : elle à l’Élysée, Bardella à Matignon. Un duo choisi par le patronat se préparant à gouverner avec la feuille de route de celui-ci. Ce choix met surtout en lumière le fait qu’on peut être condamné pour avoir détourné des millions d’euros de fonds publics et aspirer à être élu à la tête de l’État ! Pour l’empêcher d’accéder au pouvoir, il ne suffira pas d’évoquer sans cesse la condamnation de sa dirigeante on le voit en Israël avec un Netanyahou corrompu et génocidaire. Le meilleur moyen de vaincre le RN est de mener la lutte de classe massive et radicale contre le système capitaliste dont la profonde crise et ses conséquences sont un des facteurs majeurs conduisant au vote RN. Après le déjeuner de Marine Le Pen avec des patrons du CAC 40 et celui de Bardella avec les dirigeants du Medef en avril, le RN s'est mis totalement au service des grands patrons. Le patronat a ainsi adoubé le RN comme devenant un interlocuteur de premier plan pour défendre les intérêts patronaux, comme le disait un membre du Medef : « Rencontrer le RN n’est plus tabou ». Dans une lettre adressée au Medef, le RN écrivait vouloir « entendre les propositions des patrons pour redresser la France ». Les députés RN lors du vote du budget 2026 avaient voté contre la moindre mesure sociale et la moindre taxe sur les entreprises et les riches. Le RN est une alternative crédible aux yeux des grands patrons multipliant les signes de servilité. Le patronat cherche à s’assurer que la société continue à tourner pour ses intérêts. Le programme du RN ne touchera en rien au mode de production capitaliste et celui-ci continuera sur sa lancée à chercher un rétablissement des taux de profit et une plus grande valorisation du capital en exploitant encore plus la classe ouvrière et en accélérant la casse du service public.
Le RN est un parti raciste, anti-immigré et anti ouvrier, aligné sur les intérêts du grand capital auquel il promet de mettre en place "un grand projet d'ordonnance de simplification" aggravant les conditions des travailleurs, de la jeunesse et des classes populaires. Bardella le confirme : le RN au pouvoir serait « un allié » des patrons, lui qui croit « à la liberté d'entreprendre ». Le RN tente de gagner l'électorat populaire en se faisant passer pour un parti antisystème mais il est comme les autres un serviteur du capital et va chercher sa feuille de route chez les patrons. Loin donc de défendre la "France d’en bas" : le RN est dans le camp patronal prévoyant un budget d’austérité aggravé, cherchant la réduction du déficit budgétaire, s’attaquant à la retraite, en faisant de grosses coupes dans les dépenses, sans toucher au 270 milliards d’aide aux entreprises, ni à l’effort de 413 milliards d'euros à la loi programmatique en faveur des armées, tout en continuant les baisses massives de fiscalité sur les impôts de production, le tout accompagné d’un refus d’accroître la taxation des plus riches : tout ce que réclame le Medef.
Le RN est le fer au feu du capital afin d’absorber le mécontentement de manière à faire avaler une politique anti-sociale sévère.
Les travailleurs continuent d’être confrontés aux salaires insuffisants pour terminer le mois, au chômage, aux emplois précaires, aux licenciements, aux politiques d’austérité, à la destruction des services publics, les fermetures d’entreprises, à la marche vers la guerre…
Restons sur le seul terrain faisant obstacle aux visées des forces sociales, économiques et politiques dirigeantes, celui de la lutte de classe, celui de mener le combat pour le renversement révolutionnaire du capitalisme ouvrant la voie vers une société socialiste.
L'urgence aujourd'hui, c'est la reconstruction d'un courant révolutionnaire fort et actif au plan syndical et politique, posant clairement dans la lutte de classe la question du changement de société passant par la destruction du capitalisme, mettant fin à l'exploitation de l'Homme par l'Homme et ouvrant la voie à la construction d'une société socialiste de coopération des producteurs de richesses : les travailleurs et de solidarité avec les peuples du monde. Le Parti révolutionnaire Communistes s’attache à ce travail de reconstruction.
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