N° 959 03/01/2025 Aujourd’hui, au petit matin l’armée impérialiste US a violemment agressé l’État souverain du Venezuela. Des forces aériennes et probablement des missiles (selon le président colombien Gustavo Petro) ont bombardé des sites militaires, notamment le complexe de Fuerte Tiuna et à la base aérienne « Generalissimo Francisco de Miranda ». Des quartiers résidentiels de Caracas ont également été ciblés. En tout, trois États du Venezuela, les États de Miranda, d'Aragua et de La Guaira ont subi l'agression perpétrée contre des cibles militaires et civiles.
Les dirigeants US assument pleinement leur rôle autoproclamé de gendarmes du monde impérialiste et tout particulièrement en Amérique Latine où ils considèrent de leur droit, doctrine Monroe oblige, de faire régner "leur ordre", tout en variant les explications, passant de la soi-disant lutte contre le narcotrafic à la lutte contre le Hezbollah (sic), sans oublier la vraie raison, outre la volonté d’avoir partout en Amérique latine des exécutifs à leur botte.Trump a déclaré voici quelques jours, parlant de l’État vénézuélien : « Ils nous ont volé notre pétrole ». Ce n’est pas sans rappeler la première décision prise par Pinochet au lendemain de son coup d’État fasciste au Chili concernant les mines de cuivre : « Elles seront rendues à leurs légitimes propriétaires. » ; on a les références que l’on mérite.
Trump a annoncé que le président Maduro et son épouse ont été kidnappés par l’armée impérialiste.
Cette agression se passe dans l’indifférence ou le soutien discret ou la justification des autres puissances impérialistes occidentales et de leurs véhicules idéologiques. Ainsi, France Info, au lieu de titrer « Trump bombarde le Venezuela », écrit « Caracas a été secouée par des explosions ». Exactement la même façon de faire que pour le génocide à Gaza.
Tout cela a le mérite d’éclairer sur la nature du système impérialiste. Alors que beaucoup de réactions en appellent au « respect du droit international », ce dernier finit de s’effondrer sous nos yeux. Le droit international, c’est le droit de l’impérialisme dominant. Et, il peut tout faire, de la mise en œuvre de l’éradication des Palestiniens à l’agression injustifiable contre le Venezuela.
Le Parti Révolutionnaire Communistes condamne sans réserve cette agression impérialiste. Il condamne également le kidnapping d’un chef d’État en exercice. Nous avons eu l’occasion de nous exprimer sur le régime actuel au Venezuela. Nous avons condamné sa répression des syndicalistes, ses ouvertures aux multinationales US, la création de zones franches, les tentatives d’interdiction du Parti Communiste Vénézuélien. Nous avons dit avec force ce que nous pensions de l’anti-impérialisme de la direction d’un État qui est simplement partie prenante d’un bloc impérialiste rival des Occidentaux.
Mais dans cette agression il ne s’agit pas de défendre le régime de Maduro, mais de condamner une attaque contre toute nation qui défend son indépendance et sa liberté de décision nationale, une attaque contre la population et les travailleurs du Venezuela, visant à installer un régime qui serait pire que l’actuel, mais aux ordres des États-Unis.
Depuis la fin de l’URSS et des pays socialistes d’Europe, l’impérialisme occidental a revendiqué et mis en place le « droit d’ingérence » : au nom des « valeurs » impérialistes, il s’agit de mettre au pas les récalcitrants et de s’emparer des richesses par la guerre. Les USA et les impérialistes ne peuvent plus passer pour des défenseurs de la démocratie, y compris de la « démocratie bourgeoise » selon leurs règles. Trump l’assume pleinement. Il affirme aux yeux du monde qu’il veut le diriger et faire à sa guise. Les objectifs « stratégie de sécurité nationale américaine », fixés récemment, sont d'une grande clarté sur ce point: continuer à être la puissance dominante au sein de l'impérialisme.
Seule la solidarité internationale des travailleurs et des peuples, la Résistance par tous les moyens du peuple vénézuélien permettra que cette agression cesse et que les hyènes retournent dans leur tanière.
Le Parti Révolutionnaire Communistes assure les travailleurs et le peuple vénézuélien ainsi que le Parti Communiste Vénézuélien de toute sa solidarité.
Impérialistes Yankees, pas touche au Venezuela !
Le 3 janvier 2026




