Gantry 5

 

N° 962 24/01/2025 Notre Parti Révolutionnaire Communistes dans un communiqué1, a clairement dénoncé l'intervention militaire au Venezuela et le kidnapping de son Président Maduro et son épouse, nous avons exigé leur libération sans condition : " Le Parti Révolutionnaire Communistes exprime sa solidarité active avec le peuple vénézuélien et appelle à se mobiliser contre l'agression impérialiste US.  " Cette dénonciation du coup de force états-unien a été renouvelée dans une déclaration commune2 de 56 partis communistes et ouvriers, dont nous faisons partie. Le Parti Communiste du Venezuela a lui-même condamné l'agression des États-Unis dans un communiqué3. Nous avons ultérieurement analysé les raisons de cette agression dans un article intitulé4 : " Venezuela : l'impérialisme états-unien à l'offensive." La conclusion de cette analyse est sans ambiguïté : "la lutte contre le capitalisme et l'impérialisme, sa forme organique mondiale, doivent être les axes fondamentaux du combat politique. Elle passe par le soutien sans faille au peuple vénézuélien et aux forces révolutionnaires de ce pays et tout particulièrement au Parti Communiste du Venezuela." Rappelons que notre parti, comme tous ceux des 26 partis présents y compris le  PCV ont signé la déclaration commune d'Athènes5 à l'occasion du 108e anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre, partagent une analyse commune de la question de l'impérialisme. A l'occasion de la rencontre d'Athènes, nous a été possible d’évaluer la convergence de nos analyses sur la situation internationale avec le représentant du PCV et mesurer nos convergences de vues. Notre soutien au peuple vénézuélien face aux menées impérialistes des États-Unis ne date pas d'hier. Dès le mois de septembre 2025, nous avons participé à l'initiative du Parti Communiste du Mexique afin d’alerter sur la menace américaine contre le Venezuela6 : Déclaration commune STOP A LA MENACE MILITAIRE AMÉRICAINE CONTRE LE VENEZUELA.
Notre Parti Révolutionnaire Communistes est donc et depuis longtemps, pleinement engagé dans le soutien au peuple vénézuélien et à son Parti Communiste. C'est pourquoi, nous publions le texte paru dans le journal du PCV Tribuna Popular7 relatant l'analyse faite par son récent Comité Central.
 
Venezuela : la XIXéme assemblée plénière du Comité Central du Parti Communiste du Venezuela et l'évaluation de la situation économique, politique et sociale du pays
Le Parti communiste du Venezuela (PCV) a exigé des dirigeants du gouvernement des explications claires et transparentes sur la présence dans le pays du directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) des États-Unis, John Ratcliffe, qu'il a décrit comme « une figure néfaste pour les peuples du monde » et dont la visite — a-t-il dénoncé — n'a pas été officiellement annoncée au peuple vénézuélien.
C’est ce qu’a déclaré Oscar Figuera, secrétaire général du Comité central du PCV, lors de l’annonce des conclusions de la XIXe Assemblée plénière du Comité central, réunie samedi dernier, le 17 janvier, de manière à évaluer la situation économique, politique et sociale du pays, marquée — a-t-il affirmé — par la récente agression militaire américaine et l’instauration d’une tutelle directe sur l’État vénézuélien.
« La présence du plus haut représentant de la CIA au Venezuela témoigne des changements en cours pour garantir les intérêts du grand capital et de l'impérialisme américain », a déclaré Figuera. Selon les média ajoute-t-il, ce responsable « est étroitement lié à l'opération militaire du 3 janvier, à l'agression contre notre pays et à l'assassinat d'un nombre important de militaires vénézuéliens et cubains ».
Cette présence, a souligné le dirigeant communiste « n'a pas été expliquée au peuple vénézuélien », tout comme « les accords conclus avec Donald Trump et Marco Rubio » n'ont pas été rendus publics. A cet égard, il a affirmé : « le peuple vénézuélien a besoin de connaître la vérité » et le Parti communiste du Venezuela (PCV) « exige que ceux qui gouvernent actuellement l'État vénézuélien divulguent en toute transparence les accords qu'ils concluent avec l'impérialisme et le grand capital ».
Pour l'instant, seules des photographies diffusées par des journalistes américains montrent Delcy Rodríguez et un officier militaire en compagnie de Ratcliffe le 15 janvier, jour de la présentation du message annuel devant l'Assemblée nationale.
« Les hauts responsables de l’État, civils et militaires, étaient tout sourire lorsqu’ils ont remis leur rapport à ce citoyen », a déclaré Figuera, ajoutant qu’il existe des informations indiquant « des processus de longue date, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, liés à la CIA ».
La visite de Ratcliffe « sert à démontrer au pays et au monde entier qui entretient des relations étroites avec cet appareil répressif et meurtrier du gouvernement américain. »
Le secrétaire général du PCV a rappelé que, jusqu'à récemment, de hauts responsables du gouvernement Maduro « s'empressaient d'accuser à tort et à travers d'être des agents de la CIA » et a souligné : « Il devient de plus en plus évident qui est attaché aux politiques de l'impérialisme et, par conséquent, se soumet à ses instruments de domination. »
 
Agression militaire et tutelle impérialiste
Lors de la conférence de presse, Figuera a rappelé que la XIXe Assemblée plénière avait analysé la nouvelle réalité imposée après l’agression militaire des États-Unis du 3 janvier, comprenant « l’enlèvement illégal de Nicolás Maduro Moros et de Cilia Flores », en violation flagrante du droit international et de la souveraineté nationale.
« Cette action a placé notre pays dans une nouvelle réalité qui, en pratique, signifie que l’impérialisme américain et le gouvernement de Donald Trump exercent désormais un contrôle direct sur le gouvernement dirigé par Delcy Rodríguez », a-t-il déclaré.
Le Parti communiste du Venezuela (PCV) a réitéré sa condamnation concernant cette agression, ayant coûté la vie à des soldats vénézuéliens et cubains, et a adressé un message de solidarité à leurs familles. « Nous réaffirmons notre rejet et notre dénonciation du caractère illégal de cette action, qui viole toutes les normes internationales et se fonde sur l'extraterritorialité de lois américaines totalement dépourvues de fondement juridique », a déclaré Figuera.
 
Réformes juridiques et répartition des ressources
Le secrétaire général du PCV a averti que les mesures adoptées de manière accélérée par l'administration actuelle démontrent « la nature dépendante et subordonnée du gouvernement actuel », citant en exemple la réforme des lois stratégiques, en particulier la loi sur les hydrocarbures.
« Les principes constitutionnels qui réservent à l’État vénézuélien l’exercice de la souveraineté sur les richesses nationales sont en train d’être éliminés », a-t-il dénoncé, tout en liant ces réformes à l’application de la loi anti-blocus, qu’il a décrite comme « une loi d’agression, de pillage et de saccage du peuple vénézuélien ».
Il a également remis en question la création de fiducies à l'étranger pour gérer les revenus pétroliers sous le contrôle du gouvernement américain. « Nous exigeons des informations claires sur le mécanisme par lequel les revenus pétroliers entreront dans le pays », a-t-il souligné.
 
Prisonniers politiques, salaires et droits démocratiques
Au niveau intérieur, le Parti communiste vénézuélien (PCV) a exigé le respect des promesses du gouvernement, notamment la libération intégrale des prisonniers politiques et l'adoption d'une loi d'amnistie. « On ne peut pas parler de libérations tant que des personnes sont soumises à des poursuites judiciaires qui les empêchent d'exercer leurs droits », a déclaré Figuera.
Il a également exigé une augmentation immédiate du salaire minimum, des pensions et des prestations de retraite conformément à la Constitution, ainsi que l'abrogation des lois qui, selon lui, « servent à réprimer le peuple », notamment la loi anti-blocus, la loi contre la haine et la loi sur les zones économiques spéciales.
Enfin, le dirigeant communiste a appelé à la construction d'une large unité populaire pour faire face à la fois à l'agression impérialiste et au gouvernement « subordonné et tutélaire » qui dirige actuellement les institutions de l'État.
« Le 19e plénum du Comité central ratifie la nécessité de construire une solution politique populaire, souveraine, démocratique et constitutionnelle à l’agression impérialiste et à la subordination de l’élite dirigeante », a-t-il conclu.
 
Notre brochure
brochure
 
Bulletin d'adhésion
bulletin d'adhésion
 
Affiche
affiche