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Rubrique internationale: L'impasse de la stratégie zéro Covid. Plafonnement du prix du gaz : De quoi parle-t-on? Israël : mise en place d'un gouvernement à caractère fasciste

N°797 30/11/2022 Chine: L'impasse de la stratégie zéro Covid Avec la politique zéro-Covid, le confinement est décrété pour des millions de personnes dès qu’un cas positif est détecté.

Les Chinois ne sont pas certains de pouvoir retourner à leur domicile après leur journée de travail. Les écoles, les magasins les universités, les entreprises sont fermées sans avertissement. Pour accéder dans les endroits encore accessibles comme les transports en commun il faut exhiber un test PCR réalisé dans les 48 h précédentes. Lorsque l’on quitte une ville pour raison professionnelle ou familiale, on n’est pas sûr de pouvoir y retourner si elle est confinée entre temps. Après trois ans d’une stratégie zéro Covid appliquée avec la plus grande fermeté la lassitude tourne au ras le bol et la frustration tourne à la colère. Ce d’autant que l’aveuglement dans la mise en œuvre aboutit à des drames qui mettent le feu aux poudres. Des gens sont morts à plusieurs reprises parce qu’ils étaient dans des zones confinées et que les secours bloqués aux portes de la zone n’ont pu arriver à temps.
Le gouvernement répond par la violence et la répression aux manifestations de mécontentement des citoyens chinois qui n’en peuvent d’être confinés et testés en permanence.
La Chine est dirigée par un Parti communiste qui se définit comme Parti de la classe ouvrière, mais quand il y a des manifestations y compris dans des entreprises, nous le verrons avec Foxconn, l’État répond par la répression. L’usine taïwanaise Foxconn qui assemble les portables d’Apple à Zhengzhou est quasiment coupé du monde depuis un mois. 200.000 salariés y travaillaient avant le début de l’épidémie. Les salariés se sont révoltés contre leurs conditions de travail et la politique anti-Covid de l’entreprise. Des manifestations importantes se sont transformées en émeutes. La Direction a proposé une prime de 10.000 yuans soit 1.400 € pour les salariés acceptant de mettre fin aux manifestations et souhaitant quitter l'entreprise. 20.000 d'entre eux ont profité de l’opportunité pour démissionner. Pour remplacer les démissionnaires, les autorités ont fait appel aux membres du Parti et anciens cadres de l’Armée et aux étudiants à occuper les postes laissés vacants.
Les salariés sont prisonniers de l’entreprise comme l’étaient les ouvriers des manufactures de Colbert. Après le travail ils sont confinés dans des dortoirs. Les nouveaux arrivants ont découvert les conditions de travail et de vie, et les salaires qui étaient bien inférieurs à ceux promis. L’épidémie de Covid à l’intérieur du site rend la vie et le travail impossible. Les manifestations ont repris, avec des affrontements violents avec la police. Il ne semble pas que le syndicat officiel ait pris une quelconque position sur les évènements de Zhengzhou !
Cette politique désorganise la vie économique. Des milliers d’entreprises ferment inopinément, d’autres sont au ralenti comme les ports, le chômage est en hausse. La production industrielle est en baisse, les exportations, les prix de production sont dans le rouge.
Devant la crainte d’un élargissement de la protestation, le gouvernement se dédouane en rendant responsables les autorités régionales d’une application trop stricte de la politique anti-Covid et annonce un relâchement de certaines mesures de confinement, mais ne change rien quant au fond de sa politique.
La Chine est rentrée dans une période d’incertitude. Les manifestations vite réprimées sont l’expression d’un mécontentement qui va au-delà la politique anti-Covid. Une partie de plus en plus importante de la population urbaine qui a bénéficié de l’énorme progression économique du pays étouffe de la tutelle politique. Elle accepte de moins en moins de vivre dans la contrainte, dans l’obligation d’accepter toutes les décisions prises par le Parti au niveau de l’Etat central et des régions. Si le Parti et les autorités de l’Etat se refusent à prendre en compte le besoin de démocratie de ceux qui contribuent à la prospérité économique du pays, ils risquent de se heurter à un mécontentement d’une tout autre ampleur que celui de 1989.

Plafonnement du prix du gaz : De quoi parle-t-on?

les prix de l'énergie qui ont explosé dans la dernière période et tout particulièrement depuis que se développe l'affrontement entre les puissances impérialistes sur le territoire de l'Ukraine(1) , devient une question existentielle pour les pays capitalistes développés et tout particulièrement ceux de l'Union Européenne, tant le coût de l'énergie est une question déterminante dans la compétitivité des entreprises capitalistes pour s'assurer et s'ouvrir des marchés(2) . Plus de 70 % de l’énergie disponible dans l’Union européenne est d’origine fossile : Le pétrole (36 %), le gaz (22 %) et le charbon (11 %) dominent à eux trois les sources d’énergie consommées dans l’UE. Face à la montée des cours les pays de l'Union Européenne sont, sur les questions des approvisionnements énergétiques, confrontés à deux problèmes celui de leur volume et celui des coûts. Ces deux questions n'ont pas à l'évidence une réponse unique, ce qui explique les profondes divergences qui se développent au sein des États de l'UE. La France, l’Italie, l'Espagne, la Pologne, le Portugal, la Grèce et neuf autres pays de l’UE souhaitent un plafonnement des prix de gros de l’énergie, pour s’exonérer d'aides qu'ils considèrent comme plombant leur économie et par ailleurs de contribuer à réduire l’inflation. D'un autre côté, l’Allemagne et les Pays-Bas, soutiennent que de tels plafonds augmenteraient la demande et rendraient plus difficile pour l’UE d’attirer des importations d’énergie. Ces pays craignent qu'un plafonnement trop bas détourne les vendeurs de gaz des destinations européennes quand on sait que les livraisons vont aux plus offrants quitte à laisser les méthaniers changer de direction au gré des fluctuations des prix d'achat. Ce qui n'empêche pas déjà les États-Unis de vendre leur Gaz Naturel Liquéfié cinq fois plus cher sur le marché international que sur leur propre marché assurant ainsi un subventionnement de fait à leurs propres entreprises. La loi du marché c'est la loi du plus fort! Un tel scénario plomberait leurs économies toujours extrêmement dépendantes du gaz. Selon le secrétaire d'État allemand Sven Giegold : « La question centrale est d'éviter qu'il conduise [le prix plafond] à assécher nos approvisionnements en gaz, face à la concurrence d'acheteurs asiatiques offrant des prix plus élevés".
Afin de limiter la hausse du prix du gaz, la proposition de la Commission européenne présentée le 24 novembre 2022, n’a pas convaincu. Ainsi, La ministre espagnole des Transports, T. Ribera, l’a qualifiée de "mauvaise blague". Le prix plafond décidé par la Commission européenne de 275 euros le mégawatheure est beaucoup trop élevé selon les ministres de l’Énergie des pays membres de l’Union européenne, rappelons que le prix du gaz sur le marché de référence d’Amsterdam fluctuait entre 10 et 30 euros le mégawatheure avant 2021. Face à ces difficultés, c'est le chacun pour soi qui exacerbe les concurrences au sein de l'Union Européenne et avec les États-Unis exportateurs de gaz et de pétrole et qui profitent largement de l'augmentation des cours et leur donne un avantage compétitif par rapport aux industries des pays européens.
On mesure ici, que le sacro-saint marché libre et non faussé qui aux yeux des idéologues du capitalisme est censé réguler les prix jusqu'à leur juste valeur d'équilibre entre l'offre et la demande, n'est en fait qu'un outil parmi d'autres pour les puissances capitalistes dominantes au sein du système impérialiste pour s'assurer des avantages concurrentiels.

(1)https://www.sitecommunistes.org/index.php/monde/europe/1805-ukraine-la-face-apparente-d-un-conflit-plus-profond-et-plus-large-au-sein-du-systeme-capitaliste-mondialise
(2)https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/economie/2041-la-crise-n-est-pas-qu-energetique

Israël : mise en place d'un gouvernement à caractère fasciste

Rappel : les élections législatives en Israël le 1er novembre 2022

Les élections législatives israéliennes du premier novembre dernier ont consacré la défaite de la coalition hétéroclite qui dirigeait le pays jusqu’alors(3) . Ce conglomérat, organisé autour du parti centriste Yesh Atid, du premier ministre sortant (Yair Lapid), comprenait également différents partis de droite souvent fondés par des transfuges du Likoud (le principal parti de droite, celui des Begin, Shamir, Sharon et Netanyahu), la Gauche sioniste (Parti travailliste et Meretz) et même le parti Ra’am, d’obédience islamiste.
Allié aux partis religieux traditionnels, comme à son habitude, mais aussi aux « sionistes religieux », une coalition d’obédience fasciste qui a pris la suite du parti Kach, du tristement célèbre Meir Kahane, Netanyahu fait son retour en force et devrait diriger, pour la sixième fois, le gouvernement de l’Etat d’Israël.

Pourquoi le gouvernement Netanyahu VI tarde-il à être formé ?
Pourtant, Netanyahu, qui a jusqu’au 11 décembre pour donner au président de la République la composition de son gouvernement, serait en passe de demander un délai, les choses ne se combinent pas bien. Le Premier ministre désigné Benjamin Netanyahu semble craindre de divulguer la composition de son gouvernement. La semaine dernière, de hauts responsables du Likoud ont déclaré leur intention de présenter le nouveau gouvernement à l'ouverture de la session de la Knesset. Entre-temps, le délai est passé, mais il n'y a toujours pas de gouvernement.
Netanyahu a été contraint de manger la bouillie qu'il préparait : Bezalel Smotrich (chef du parti sioniste religieux) devait être nommé ministre de la Défense, et Itamar Ben Gvir (chef d’un autre parti de la coalition sioniste religieuse : Otzma Yehudit) ministre de la Sécurité intérieure. Netanyahu sait très bien que la nomination de ce duo à de tels postes fait penser à la nomination d’un pyromane au poste de chef d'une caserne de pompiers. Cependant, il semble que le futur premier ministre soit pris au piège - la proposition de nommer le leader du Shas Aryeh Deri au poste de ministre des Finances afin de bloquer Smotrich a bouleversé le chef des sionistes religieux et maintenant il renforce sa demande de recevoir ce portefeuille. Intéressons-nous donc à ces deux leaders et à leurs idées politiques.
Smotrich a commencé sa « carrière » en 2005. Peu avant l'opération visant à expulser les colons juifs de 21 colonies dans la bande de Gaza et de quatre autres en Cisjordanie, Smotrich et quatre autres militants ont été arrêtés et trouvés en possession de 700 litres d'essence et de pétrole. Il a été détenu par le Shin Bet (Service de sécurité intérieure israélien, équivalent de la DGSI en France) pendant trois semaines mais n'a jamais été inculpé. Depuis, il a fait du chemin, député puis ministre. Il est depuis longtemps un fervent partisan des implantations en Cisjordanie et s'oppose tout aussi fermement à la création d'un État palestinien, souscrivant à l'idée que les Juifs ont droit à l'ensemble de la Terre d'Israël. Son conservatisme social est plus que teinté de feu biblique et de soufre. Il a déclaré ouvertement qu'il souhaitait que le système judiciaire israélien soit finalement basé sur la loi de la Torah, s'est opposé avec véhémence aux réformes visant à libéraliser le contrôle de la vie religieuse juive sous le dernier gouvernement.
Ben Gvir a été poursuivi à de multiples reprises par la justice israélienne pour émeute, discours incendiaires, et obstruction au travail de la police. Il a également été condamné pour racisme et possession de propagande pour une organisation terroriste. Dans les années 90, il a été membre du parti Kach, interdit de se présenter aux élections puis classé terroriste par les autorités israéliennes et états-uniennes. On peut dire qu’il incarne le fascisme juif. Son parti, Otzma Yehudit (pouvant se traduire par Pouvoir juif), fondé en 2012, est une formation suprémaciste juive et raciste réclamant l’expulsion des citoyens arabes du pays et l’instauration d’une théocratie. Otzma revendique l’annexion de toute la Cisjordanie mais sans accorder aux Palestiniens la citoyenneté israélienne, souhaite expulser d’Israël les citoyens arabes « déloyaux » et encourage les citoyens arabes en général à émigrer afin de renforcer le caractère juif d’Israël. Le parti insiste également sur la refonte du système judiciaire israélien afin de mettre l’accent sur les valeurs juives plutôt que sur les valeurs démocratiques, en particulier en ce qui concerne les droits des minorités. À la tête de son parti, Ben Gvir organise des manifestations provocatrices dans des quartiers à forte proportion arabe, scandant avec ses partisans « mort aux terroristes ». Il lui arrive de brandir une arme lors de ce type d'action et appelle la police à ouvrir le feu à balles réelles en cas de heurts avec des manifestants arabes.
Que prépare la coalisation juive fascisante ?
Les plans de la coalition sioniste religieuse, une fois au pouvoir, incluent la légalisation de dizaines d'avant-postes israéliens non autorisés en Cisjordanie tout en faisant appliquer les ordres de démolition contre la construction palestinienne non autorisée dans certaines parties de la Cisjordanie ; réduire la bureaucratie pour la construction dans les colonies ; stopper la destruction des avant-postes illégaux ; et l'abrogation de la loi sur le désengagement pour permettre la reconstruction des colonies dans le nord de la Cisjordanie qui ont été évacuées et détruites dans le cadre du programme de désengagement de Gaza en 2005.
Un manifeste électoral du sionisme religieux appelle également à l'abolition de l'administration civile - un organe du ministère de la Défense qui gère les affaires civiles telles que les permis de construire dans la zone C, les 60 % de la Cisjordanie où vivent tous les colons et des milliers de Palestiniens. Au lieu de cela, le parti cherche à faire transférer les pouvoirs de l'administration civile à un autre ministère. Il s’agirait en fait d’une annexion de facto, donnant au gouvernement de Jérusalem le contrôle de territoires situés en dehors d'Israël et actuellement gouvernés par l'armée. Dans les négociations de coalition, Smotrich a demandé que l'administration civile soit transférée au ministère des Finances, portefeuille qu'il semble devoir recevoir dans le prochain gouvernement. Si on lui donnait le contrôle de l'administration civile, Smotrich pourrait enflammer les relations avec les Palestiniens s'il émet des ordres de démolition pour des constructions palestiniennes illégales en Cisjordanie et non pour des constructions israéliennes illégales.
Comme Ben Gvir, Smotrich a menacé d'expulser les politiciens arabes et autres Arabes qui ne reconnaissent pas que « la terre d'Israël appartient au peuple juif ». En septembre de cette année, les deux compères ont invoqué la crainte que les citoyens arabes d'Israël puissent agir comme une cinquième colonne contre les Israéliens juifs pendant une guerre avec un ennemi extérieur et commettre des massacres à grande échelle, jurant d'interdire les partis arabes de la Knesset pour ce qu'ils ont qualifié de soutien au terrorisme…

Que pourrait-il se passer dans les jours qui viennent ?
Même s’il est difficile pour lui de l’avouer, Netanyahu semble avoir choisi de ne pas s’opposer aux visées annexionnistes, ultra-colonialistes et théocratiques de ses deux alliés. Mais, tout cela n’est pas si facile.
L'un des principaux obstacles juridiques auxquels est confrontée la coalition naissante est que le chef du parti Shas, Aryeh Deri, censé occuper des postes ministériels clés dans le prochain gouvernement, est actuellement interdit de servir en tant que ministre en raison d'une condamnation pour infraction fiscale du début de cette année qui porte une peine avec sursis. Les personnes condamnées à des peines de prison ne peuvent pas être ministres du gouvernement pendant sept ans. Netanyahu aurait pour objectif de faire adopter rapidement un amendement à la loi fondamentale quasi constitutionnelle d'Israël qui permettrait aux personnes reconnues coupables de des peines avec sursis pour servir comme ministres. Toute nomination de Deri en tant que ministre ferait probablement l'objet d'une requête auprès de la Haute Cour de justice, puisque la condamnation de Deri s'inscrivait dans le cadre d'un accord de plaidoyer qui réduisait considérablement sa peine, le juge étant convaincu qu'il se retirait de la politique – ce que Deri n'a pas fait.
Par ailleurs, le premier ministre désigné rencontre des difficultés dans ses négociations avec UTJ (Judaïsme Unifié de la Torah), le second parti traditionnaliste religieux. L'UTJ serait censée obtenir le ministère de Jérusalem, mais il se dit qu'il a été vidé de bon nombre de ses pouvoirs et de l'intégralité de son budget, qui a été transféré au ministère du Patrimoine qui devrait revenir à Otzma Yehudit. Le Likoud n'a signé d'accords de coalition complets avec aucun des partis. Mais il a conclu des accords partiels – portant sur les nominations et les portefeuilles – avec Otzma Yehudit et avec le parti ultra-conservateur, anti-LGBT Noam (le troisième et dernier parti de la coalition fascisante, qui n’a qu’un député). Des accords doivent encore être conclus avec le Shas, UTJ et Bezalel Smotrich, bien que des progrès significatifs aient été signalés avec ce dernier.

Une autre loi que Netanyahu veut faire passer rapidement subordonnerait la police israélienne au gouvernement. Cela est nécessaire pour répondre à une demande du chef d’Itamar Ben Gvir, qui a conclu un accord avec le Likoud qui ferait de lui le ministre de la Sécurité nationale, un nouveau poste en charge de la police qui aura des pouvoirs plus étendus que l'actuel ministère de la Sécurité publique. Actuellement, la loi stipule que la police établit ses propres politiques.
Selon divers médias hébreux mardi, le Likoud veut faire adopter les lois – surnommées la loi Deri et la loi Ben Gvir – avant que le gouvernement ne prête serment, de préférence dès la semaine prochaine. Cela nécessiterait de convoquer la Knesset et de remplacer son président pour prendre le contrôle de l'agenda législatif. Un autre plan controversé de la coalition entrante est d'adopter des réformes judiciaires de grande envergure, y compris une législation qui permettrait à la Knesset d'annuler les décisions de la Haute Cour - rétablissant la législation annulée par la plus haute cour - avec une majorité simple de 61 voix. L’actuel ministre de la Justice, Gideon Sa’ar a déclaré à ce sujet : « Un pays où l'échelon politique peut également contrôler complètement le choix des juges et peut également annuler toute décision judiciaire n'est pas l'État d'Israël tel que nous le connaissons ». Et effectivement, dans la logique des « Républiques démocratiques bourgeoises », depuis Montesquieu et sa sacro-sainte séparation des pouvoirs, il ne peut y avoir de « démocratie » sans contrôle judiciaire sur la législation parlementaire.

En guise de première conclusion
Pour finir, il faut savoir qu’il y a un motif commun au flot de projets de loi, aux changements législatifs et aux revendications budgétaires des membres du gouvernement : la volonté de transformer l'Etat d'Israël en un Etat juif et théocratique. La fiction appelée "un État juif et démocratique" s'estompe, et maintenant le public en Israël devra faire face à un régime sombre qui prône la suprématie religieuse juive-orthodoxe, le capitalisme sauvage au stade de l’Impérialisme et l'approfondissement de l'occupation et de l'oppression du peuple palestinien. C’est un mélange détonant qui peut exploser à la fois en Israël et dans les territoires occupés et causer des ravages et des destructions sanglantes qu'il porte.
Un élément des élections peut donner un certain espoir : le Hadash, le front politique dont le Parti Communiste Israélien est le pivot, a maintenu ses cinq députés alors que la « gauche » sioniste s’est effondrée, payant probablement leur soutien et leur participation aux gouvernement actuel et passés et leur vote en faveur de l’extension de l’ordonnance d’urgence qui accorde aux colons juifs israéliens de la Cisjordanie occupée une gouvernance civile, alors que les Palestiniens de la même région sont soumis à un régime militaire.
Au lendemain de l’élection, il est clair que Hadash est le seul parti de la communauté palestinienne capable de construire une large coalition palestinienne.
De son côté Le secrétaire du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hussein Al-Sheikh, a déclaré que : "le programme du prochain gouvernement israélien et l'accord de la coalition fasciste de droite avertissent que nous sommes au seuil d'une nouvelle phase politique dans laquelle les tactiques et les stratégies vont changer.
Il a ajouté que cela nécessite une réévaluation complète et de nouveaux plans nationaux palestiniens, au niveau local et international, pour affronter les plans des extrémistes et des racistes, les maîtres du prochain gouvernement israélien".
Pour notre part, nous réaffirmons notre soutien à la lutte du peuple palestinien pour la reconnaissance de ses droits nationaux : celle d'un État et du droit au rerour des réfugiés. Plus que jamais, nous luttons pour que cesse le soutien de la France à l'État d'apartheid qu'est Israël, avec dans l'immédiat la rupture des relations diplomatiques et économiques avec cet État.

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(3) https://www.sitecommunistes.org/index.php/monde/monde/2050-rubrique-internationale-palestine-deces-de-sadek-hadjeres-congres-du-mouvement-de-la-paix-g7-royaume-uni