Du 5 au 10 février les salariés de Carrefour seront dans l’action contre le plan de 3.500 à 5.000 suppressions d’emplois annoncées par le PDG. Son plan vise loin :
Intitulé «Carrefour 2022», ce plan prévoit:
- un plan de départs volontaires de 2400 personnes sur 10500 travaillant dans les sièges- 1/4 des effectifs! A Caen au moins 700 salariés sont concernés, ceux qui refuseront la mutation seront soit licenciés, soit obligés d’accepter une rupture conventionnelle individuelle, le siège de Boulogne va être fermé. Carrefour utilise les nouvelles dispositions des ordonnances travail promulguées par le gouvernement Macron.
- la réduction des coûts de 2 milliards d’euros en année pleine dès 2020.
- la fermeture du parc ex-Dia de 273 magasins, si les magasins ne trouvent pas repreneurs.
- une réduction des coûts logistiques et la réduction des coûts de structure. 7800 salariés dans ce secteur, le PDG Alexandre Bompard parle d’une restructuration sur la logistique mais sans expliquer ce qu’il va s’y passer.
- vente d’une partie du parc immobilier d’une valeur de 500millions d’euros.
- la surface hypermarchés sera réduite d’au moins 100000 m2.
- cinq d’entre eux passeront en location gérance, avec l’objectif de passer à 40, les salariés dont le magasin passent en location gérance n’ont plus le statut Carrefour et perdent 1500 € en moyenne, pour une caissière à temps complet c’est plus d’un mois de salaire.
La justice de classe de Macron confirme celle d'Hollande: La cour de cassation a validé le 24 janvier 2018 les peines d'emprisonnement avec sursis contre les 7 militants CGT de l'usine Good Year d'Amiens Nord poursuivis à l'origine par deux dirigeants retenus dans les locaux de l'usine occupée par plusieurs centaines de salariés en colère après l'annonce de la fermeture du site d'Amiens.
Les poursuites étaient intentées par le parquet à la botte des gouvernement Hollande, suivi par celui de Macron, Good Year et les 2 cadres ayant retiré leurs plaintes.
Lactalis premier groupe laitier mondial se retrouve encore une fois sous le feu des projecteurs dans l’affaire du lait en poudre contaminé. 37 nourrissons ont contracté la salmonellose après avoir consommé ce lait.
Comment des laits infantiles Lactalis visés par un rappel ont pu être vendus dans les enseignes de la grande distribution alors que l’alerte avait été donnée ? C’est la question que se posent encore des familles concernées.
Ce site de production avait déjà été contaminé par cette bactérie en 2005, les experts avaient alors recensé 146 cas de salmonellose. Constatons une fois de plus, qu’aujourd’hui comme hier seul le profit immédiat et maximum guide les multinationales et les gouvernements à son service.
Sitôt les ordonnances contre le code du travail publiées, les multinationales se sont empressées de les utiliser pour supprimer des milliers d’emplois.
C’est le cas pour les nouvelles dispositions concernant « la rupture conventionnelle collective » que le Medef appelait de ses vœux.




