Gantry 5

 

N° 976 07/05/2026  De Paris à Marseille, de Lille à Brest des milliers de personnes ont manifesté le 1er mai, journée symbolisant la lutte des travailleurs du monde entier pour l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme. Des travailleur(e)s de nombreuses branches industrielles et d’autres secteurs, des étudiant(e)s, des travailleur(e)s indépendant(e)s ont participé aux rassemblements exprimant leur opposition au système d’exploitation, de pauvreté, de barbarie et de guerre. Elles et ils ont exprimé leur solidarité avec les peuples de l'Iran, de la Palestine, du Liban, de Cuba, du Venezuela, de l'Ukraine et de la Russie, ainsi qu'avec tous les peuples victimes de la barbarie impérialiste.
Une opposition à la guerre impérialiste et à l'implication de la France dans celle-ci doit s’exprimer: le peuple n’a pas à payer les conséquences de la guerre. Cette participation n'a rien à voir avec les intérêts des travailleurs et du peuple, elle est liée à la participation du capital français au «partage» et au «butin» de la guerre. Refusons de faire le moindre sacrifice pour les profits des capitalistes et de leurs alliés pour le partage du monde.
Leur véritable objectif est de contrôler le pétrole et les autres sources de richesse, ainsi que les voies énergétiques et commerciales. Trump veut préserver la position dominante des USA au sein du système impérialiste mondial. L'intervention au Venezuela, les menaces contre Cuba, la tentative d'annexion du Groenland, etc., s'inscrivent dans cette stratégie. La lutte pour la suprématie dans le système capitaliste mondial se manifeste au travers de guerres commerciales, de confrontations militaires et les peuples en paient la facture.
Guerre et affaires vont de pair : la réalité c’est une mise à niveau de la position et de la rentabilité du capitalisme français. Pour que les multinationales puissent améliorer leur position, que l’armateur CMA CGM s'enrichisse grâce aux prix du fret s'envolant à chaque crise, que TotalEnergie accumule 6 milliards de profits et que les industries de l'armement et les groupes de construction puissent conclure des contrats juteux…
Selon une source gouvernementale citée par France Télévisions, les dépenses des opérations extérieures au Moyen-Orient incluant les patrouilles de Rafale, l’engagement de la Marine nationale et les munitions ont atteint au moins un milliard d’euros en deux mois : la France s’endette "jusqu'au cou" dans la guerre et les conflits armés. Il en sera de même avec la nouvelle loi de programmation militaire qui est en discussion à l’Assemblée nationale pour une rallonge de 450 milliards d’ici 2030 et la création du nouveau service militaire : un budget au prix des larmes et du sang du peuple. Aucun parti à l’Assemblée ne s’oppose à ce projet chacun chipote sur la répartition de l’enveloppe : plus de drones ou moins de munitions… : ils soutiennent ses choix stratégiques.
Ensemble, gouvernement et forces politiques se répartissent les rôles défendant le cadre des alliances stratégiques avec les États-Unis et Israël, ils défendent le système capitaliste. Ils soutiennent tous ensemble l'explosion des dépenses militaires française et la transformation de l'économie européenne en une économie de guerre.
Le RN de Bardella a soutenu le budget de Lecornu en bloquant les taxes sur les profits ou les impôts sur les riches montrant son vrai visage celui d’un parti au service du patronat. Bardella/Le Pen sont bien dans le camp des multinationales en s’opposant à la taxation des profits de TotalEnergie parce que c’est « une entreprise privée et qu’il faut qu’elle gagne de l’argent ».
Les travailleurs sont appelés à payer le prix de l'implication dans le conflit. Ils subissent des hausses des prix des énergies et d'autres biens de première nécessité ou encore l'intensification de l'exploitation afin d'honorer les commandes ou de couvrir les pertes éventuelles, en particulier dans les secteurs susceptibles d'être touchés.
Non, les travailleurs ne doivent pas payer les conséquences de l'implication de leur pays dans la guerre mais défendre leurs propres intérêts et revendiquer ce qui leur appartient.
Accompagner la crise ou organiser la lutte ?
Oui, faisons payer le capital, imposons les nationalisations sans indemnité, sous le contrôle des travailleurs, confisquons les bénéfices.
Oui, brandissons le drapeau de l’offensive et la défense combative de nos intérêts.
Oui, avançons vers de nouvelles conquêtes, vers une vie sans exploitation capitaliste, sans guerre impérialiste, sans crise économique dont les peuples sont toujours les victimes.
Oui, renversons le système capitalisme et ouvrons la voie vers une société socialiste.
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